Education

Jeudi 29 janvier 2009 4 29 /01 /Jan /2009 11:27
 

Assises de l'éducation

Mardi 3 février 2009 à 19h – Hôtel de ville – rencontre-débat

Enseignants, syndicalistes, professionnels de l’éducation, parents d’élèves, élus locaux, seront réunis dans notre ville le mardi 3 février à l’Hôtel de ville pour faire le point sur les réformes qui mettent à mal l’école et les chances d’égalité et de réussite des élèves et ouvr ir des perspectives. Nous partageons en effet l’exigence d’une école publique, laïque disposant des moyens de ses missions et nous pouvons contribuer à formuler des propositions en ce sens.

A Vitry, nous nous sommes engagés au niveau communal dans un programme ambitieux notamment en ce qui concerne la jeunesse. Nous faisons le pari de l’intelligence. Si tout ne dépend pas des décisions municipales, nous avons la volonté de tout faire pour qu’étudier dans notre ville soit une chance, pour la réussite de nos enfants, pour développer toutes les potentialités de la jeunesse et mobiliser l’ensemble des acteurs de la vie locale en ce sens.

Bien sûr, l’accès aux apprentissages fondamentaux de tous les élèves relève de la responsabilité de l’Education Nationale, mais nous devons être vigilants et solidaires des actions des enseignants, des parents d’élèves et des élèves pour défendre et améliorer les conditions d’enseignement, refuser des réformes qui ne vont pas dans le bon sens, qui démantèlent peu à peu tout le système public de l’éducation dans notre pays, de l’école maternelle à l’Université et jusqu’à la recherche…

Ces réformes, loin d’apporter les conditions pour assurer l’égalité des chances et la réussite des élèves, ne font qu’aggraver la situation, creuser les difficultés et les exclusions. A Vitry, nous poursuivons l’action pour la gratuité de l’école, pour que nos jeunes accèdent au plus haut niveau de qualification possible.

Dans notre ville, les conditions matérielles sont  appréciées : dotations par élève, cars, classes de découverte, livres, fournitures de rentrée scolaire, équipement informatique dans toutes les écoles élémentaires, accompagnement des projets éducatifs, activités post et péri-scolaires comme les centres de loisirs, vacances...

Mais face à nos efforts, nous constatons qu’une logique inverse conduit l’Etat à la réduction des heures d’enseignement, de toutes les dépenses liées à l’éducation, à la suppression de postes d’enseignants, au démantèlement des réseaux d’aides spécialisées aux élèves en difficulté ou RASED qui ont des conséquences désastreuses sur la résorption de l’échec scolaire.

Globalement les crédits et les moyens de formation des enseignants sont en baisse. Avec la disparition des instituts universitaires de formation des maîtres, les IUFM, et la mastérisation, on peut s’interroger sur les moyens qui seront consacrés à la formation des enseignants, notamment à leur formation initiale. En clair, les enseignants se formeront sur le terrain...

13 500 postes sont supprimés sous prétexte d’une baisse des effectifs d’élèves en 2008. Mais les collèges accueilleront 8000 élèves de plus en 2009 au regard de l’évolution continue depuis 2004 des effectifs en primaire.

On parle de supprimer les maternelles... On met les maires a contribution pour casser le droit de grève légitime des enseignants avec la mise en place du service minimum d’accueil... qui vaut à notre ville, comme d’autres, d’être traduit au tribunal.

Je suis donc en phase avec l’action menée pour des moyens humains et matériels, pour une école de qualité et de la réussite de tous les élèves. Nous y contribuons de façon considérable à Vitry : plus de 28%  de nos dépenses générales vont à l’action éducative en faveur de l’enfance et de la jeunesse soit 50 millions d’euros par an.

Les assises organisées le 3 février et auxquelles je participerai avec d’autres élus seront un temps fort réflexion pour ouvrir des perspectives. Je souhaite qu’elles soient une première étape d’un large travail de réflexion. Nous ne sommes pas au bout du chemin pour l’école mais c’est un combat fondamental pour notre société.

Par Alain Audoubert - Publié dans : Education
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Vendredi 19 décembre 2008 5 19 /12 /Déc /2008 17:08

Avec sa proposition de remanier la classe de seconde en octobre dernier, Darcos n’avait apporté que des esquisses bien floues. Il avait dit vouloir affiner et préciser les changements à la fin de l’année, et il a fini par se rétracter ces jours derniers en repoussant à l’an prochain son pseudo-concept.

Les modifications portaient sur la classe de seconde seule, mais pas sur la première ni sur la terminale, ce qui dénotait d’un manque de cohérence évident. De plus, le volume d’heure diminuait d’une heure et demi, l’année ne se partageait plus en trimestres mais en deux semestres, les élèves devaient choisir des modules d’enseignement, souvent au détriment des enseignements artistiques ou des langues anciennes ou vivantes… Et la filière technologique semble menacée : le ministre voudrait-il réaliser des économies sur le dos de cette voie ?

En tout état de cause, le lest lâché par le ministre de l’Education nationale sonne comme une victoire du mouvement dans les lycées. La mobilisation, active depuis le 20 novembre, est un encouragement pour continuer dans le même sens. Car vouloir étioler le mouvement à la veille des fêtes ne berne personne : la vigilance est toujours de rigueur. Si le ministre recule, c’est sans doute pour mieux avancer plus tard. 

A côté du mouvement lycéen se développe aussi la mobilisation des IUT (Instituts Universitaires Technologiques). La loi Pécresse sur l’autonomie des universités inquiète. En effet, selon cette loi, l’Etat ne verserait plus rien aux IUT, selon les besoins de chaque filière, comme c’était le cas jusqu’à présent. Au 1er janvier 2009, une somme globale serait versée aux 96 universités et leurs présidents décideraient des sommes à attribuer à leurs IUT. Certains auraient plus de fonds que d’autres, créant des inégalités injustifiables. Et que dire de la valeur des diplômes de certains IUT sans le sou ?

Pour 2009, le ministère a accepté de reconduire les mêmes fonds aux IUT. Mais rien n’est clarifié pour la suite. 

Ces victoires pour sauver le système éducatif français, obtenues grâce à la mobilisation, doivent montrer l’exemple pour la suite. Il ne faut rien abandonner des ambitions d’un système éducatif riche, diversifié et compétitif.

Par Alain Audoubert - Publié dans : Education
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Jeudi 20 novembre 2008 4 20 /11 /Nov /2008 11:16

La majorité gouvernementale vote des lois qui ne sont pas appliquées. C’est une nouveauté grave pour notre pays. Ainsi, pour la deuxième fois, le tribunal administratif, la justice donc, déboute l’Etat via son représentant préfectoral. Les Maires du Val de Marne, comme à Vitry, qui se trouvaient dans l’impossibilité d’appliquer la loi du service minimum dans les écoles les jours de grève pour la simple raison qu’ils se trouvent dans l’impossibilité d’organiser l’accueil prévu par la loi, voient ainsi confirmer l’inapplication de celle-ci. Une autre loi est d’ailleurs inappliquée : la loi de solidarité urbaine qui impose 20% de logements sociaux aux communes. Nombre de maires de la majorité ne l’appliquent pas... 


Sur le fond, le problème est simple : l’atteinte portée au droit de grève des enseignants qui défendent un service public de l’éducation de qualité et d’égalité des chances, qui refusent la poursuite de son démantèlement, ne peut pas être brisée par une loi. L’école n’est pas une garderie, le temps d’enseignement –qui vient d’être réduit de 2 h- n’est pas de la responsabilité du personnel communal. Les parents d’élèves l’ont bien compris même si cela leur pose un problème les jours de grève. On ne fait pas la grève pour rien, pour embêter les salariés. Mais tout vouloir passer par des lois ne signifie pas régler les problèmes posés.


Dans cet esprit, il faudrait ainsi remplacer au pied levé les conducteurs de trains en grève par des personnes dont ce n’est pas le métier, substituer aux infirmières des personnes sans qualification… Ce n’est pas sérieux : l’éducation est la mission de personnels compétents, formés à cet effet pour instruire.


Le tribunal a donc pour l’instant confirmé que l’on ne peut pas faire n’importe quoi, n’importe comment. Affaire à suivre.
Par Alain Audoubert - Publié dans : Education
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Mercredi 19 novembre 2008 3 19 /11 /Nov /2008 17:41

Jeudi 20 novembre, une manifestation partira du Boulevard Saint-Michel pour exiger le retrait des réformes imposées par Xavier Darcos, ministre de l’Education. Avec une partie de l’équipe municipale, je soutiens les enseignants qui feront grève ce jour-là.

- 3 000 postes Rased supprimés dans les 3 ans à venir : c’est ignorer l’échec scolaire

- l’Ecole maternelle menacée à cause de la mise en place de jardins d’enfants payants : c’est favoriser les plus aisés

- 2 heures en moins d’enseignement par semaine pour tous les élèves : c’est un appauvrissement de l’enseignement et de l’échec scolaire en devenir

- Service minimum : notre ville s’est déjà insurgé contre cette mesure inepte

- IUFM supprimés,…

Que va-t-il rester de l’enseignement en France ? A quoi ressembleront les citoyens issus de cette politique de l’abandon ?

90 % des écoles vitriotes suivront ce mouvement de grève et je m’en réjouis. Encore une fois, je soutiens de façon énergique et solidaire les enseignants.
Par Alain Audoubert - Publié dans : Education
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