Assises de l'éducation
Mardi 3 février 2009 à 19h – Hôtel de ville – rencontre-débat
Enseignants, syndicalistes, professionnels de l’éducation, parents d’élèves, élus locaux, seront réunis dans notre
ville le mardi 3 février à l’Hôtel de ville pour faire le point sur les réformes qui mettent à mal l’école et les chances d’égalité et de réussite des élèves et ouvr
ir des perspectives. Nous partageons en effet l’exigence d’une école publique, laïque disposant des moyens de ses missions et nous pouvons contribuer à
formuler des propositions en ce sens.
A Vitry, nous nous sommes engagés au niveau communal dans un programme ambitieux notamment en ce qui concerne la jeunesse. Nous faisons le pari de l’intelligence. Si tout ne dépend pas des décisions municipales, nous avons la volonté de tout faire pour qu’étudier dans notre ville soit une chance, pour la réussite de nos enfants, pour développer toutes les potentialités de la jeunesse et mobiliser l’ensemble des acteurs de la vie locale en ce sens.
Bien sûr, l’accès aux apprentissages fondamentaux de tous les élèves relève de la responsabilité de l’Education Nationale, mais nous devons être vigilants et solidaires des actions des enseignants, des parents d’élèves et des élèves pour défendre et améliorer les conditions d’enseignement, refuser des réformes qui ne vont pas dans le bon sens, qui démantèlent peu à peu tout le système public de l’éducation dans notre pays, de l’école maternelle à l’Université et jusqu’à la recherche…
Ces réformes, loin d’apporter les conditions pour assurer l’égalité des chances et la réussite des élèves, ne font qu’aggraver la situation, creuser les difficultés et les exclusions. A Vitry, nous poursuivons l’action pour la gratuité de l’école, pour que nos jeunes accèdent au plus haut niveau de qualification possible.
Dans notre ville, les conditions matérielles sont appréciées : dotations par élève, cars, classes de découverte, livres, fournitures de rentrée scolaire, équipement informatique dans toutes les écoles élémentaires, accompagnement des projets éducatifs, activités post et péri-scolaires comme les centres de loisirs, vacances...
Mais face à nos efforts, nous constatons qu’une logique inverse conduit l’Etat à la réduction des heures d’enseignement, de toutes les dépenses liées à l’éducation, à la suppression de postes d’enseignants, au démantèlement des réseaux d’aides spécialisées aux élèves en difficulté ou RASED qui ont des conséquences désastreuses sur la résorption de l’échec scolaire.
Globalement les crédits et les moyens de formation des enseignants sont en baisse. Avec la disparition des instituts
universitaires de formation des maîtres, les IUFM, et la mastérisation, on peut s’interroger sur les moyens qui seront consacrés à la formation des enseignants, notamment à leur formation
initiale. En clair, les enseignants se formeront sur le terrain...
13 500 postes sont supprimés sous prétexte d’une baisse des effectifs d’élèves en 2008. Mais les collèges accueilleront 8000 élèves de plus en 2009 au regard de l’évolution continue depuis 2004 des effectifs en primaire.
On parle de supprimer les maternelles... On met les maires a contribution pour casser le droit de grève légitime des enseignants avec la mise en place du service minimum d’accueil... qui vaut à notre ville, comme d’autres, d’être traduit au tribunal.
Je suis donc en phase avec l’action menée pour des moyens humains et matériels, pour une école de qualité et de la réussite de tous les élèves. Nous y contribuons de façon considérable à Vitry : plus de 28% de nos dépenses générales vont à l’action éducative en faveur de l’enfance et de la jeunesse soit 50 millions d’euros par an.
Les assises organisées le 3 février et auxquelles je participerai avec d’autres élus seront un temps fort réflexion pour ouvrir des perspectives. Je souhaite qu’elles soient une première étape d’un large travail de réflexion. Nous ne sommes pas au bout du chemin pour l’école mais c’est un combat fondamental pour notre société.
Avec sa proposition de remanier la classe de seconde en octobre dernier, Darcos n’avait apporté que des esquisses bien
floues. Il avait dit vouloir affiner et préciser les changements à la fin de l’année, et il a fini par se rétracter ces jours derniers en repoussant à l’an prochain son
pseudo-concept.
La majorité gouvernementale vote des lois qui ne sont pas appliquées. C’est une nouveauté grave pour notre pays. Ainsi, pour la
deuxième fois, le tribunal administratif, la justice donc, déboute l’Etat via son représentant préfectoral. Les Maires du Val de Marne, comme à Vitry, qui se trouvaient dans l’impossibilité
d’appliquer la loi du service minimum dans les écoles les jours de grève pour la simple raison qu’ils se trouvent dans l’impossibilité d’organiser l’accueil prévu par la loi, voient ainsi
confirmer l’inapplication de celle-ci. Une autre loi est d’ailleurs inappliquée : la loi de solidarité urbaine qui impose 20% de logements sociaux aux communes. Nombre de maires de la
majorité ne l’appliquent pas...
Jeudi 20 novembre, une manifestation partira du Boulevard Saint-Michel pour exiger le retrait des réformes imposées par
Xavier Darcos, ministre de l’Education. Avec une partie de l’équipe municipale, je soutiens les enseignants qui feront grève ce jour-là.