Suite aux informations publiées dans la presse début novembre (Le Monde et Le Parisien) sur les rejets effluents et aériens de l’entreprise Sanofi-Aventis, installation
classée pour la protection de l’environnement, j’ai tenu à faire immédiatement le point avec toutes les parties intéressées et notamment le centre de production concerné en portant l’exigence
d’une mise en conformité avec l’arrêté préfectoral du 27 juin 2007 fixant de nouvelles normes pour la protection de l’environnement. Arrêté dont Sanofi-Aventis a dû tenir compte en portant les
crédits prévus de 13 à 15 puis 18 millions d’euros d’investissements.
La société Sanofi-Aventis a accepté de venir exposer de manière détaillée
l’état d’avancement de son plan d’action lors d’une réunion en mairie à laquelle
participaient les 3 Conseillers généraux de Vitry, Mmes Hulot, Rabardel et M Perreux en charge des questions d’assainissement, un technicien de la direction départementale d’assainissement, des
techniciens municipaux et en présence des Directeurs de l’entreprise.
Ceux-ci ont
indiqué qu’ils avaient priorisé la mise en conformité concernant les produits les plus nocifs et particulièrement le benzène en indiquant qu’à ce jour le problème du benzène ne se pose plus,
qu’ils n’avaient plus que des difficultés dans d’autres domaines très limités, par exemple, des matières solides en suspension où la solution technique n’a pas encore été déterminée et qui
nécessiterait donc des délais d’où le recours adressé en préfecture à cet effet. Les directeurs ont confirmé qu’ils seront, y compris dans ce domaine en conformité au plus tard fin
2008.
Nous avons réitéré notre exigence que cet objectif soit atteint sans
délai. Des informations précises ont été par ailleurs données sur les accidents et
incidents d’origine diverse et qui font régulièrement l’objet d’une communication à l’ensemble des salariés de l’entreprise.
J’ai rappelé sur ce point que je soutenais les revendications des salariés du site de
production qui mettent en cause une insuffisance de moyens consacrés à l’entretien
préventif et des rythmes de travail trop élevés.
A propos des odeurs émanant des
égouts du quai Jules-Guesde depuis 2 à 3 ans Sanofi-Aventis ne conteste pas qu’il
soit possible que la rencontre de ses effluents avec ceux d’autres usagers puissent provoquer des réactions chimiques non prévues et se dit d’accord pour contribuer à une
solution.
Il m’est apparu indispensable à l’examen des données du problème qu’un
diagnostic précis soit établi par le service qui gère les canalisations et que le plus rapidement possible soient mis en place des dispositifs pour éviter les
émanations.
Dans le même temps, le Président du Conseil général et le Vice-Président en
charge de l’assainissement avaient demandé à M le Préfet l’organisation d’une table-ronde. Le Préfet a annoncé la création d’un Comité Local d’information et de Concertation
(CLIC), une structure à peu près semblable à la commission existant déjà mais dont l’objet est limité à une seule entreprise. J’en ai pris acte puisque j’avais demandé une réunion en
urgence de la CLIE (Commission Locale d’Information sur l’Environnement) existante.
Concernant ces établissements classés, le maire n’a pas compétence à les contrôler.
Cette mission est assurée par le service technique interdépartemental d’inspection des
installations classées (STIIIC) sous la responsabilité du préfet.
Sanofi-Aventis, classé
Seveso, seuil bas, en raison de stockage de produits dangereux mais limités, se trouve dans un périmètre de risque qui dépasse à peine les limites de l’entreprise elle-même et ne comporte aucune
habitation. Le Dépôt de BP qui représente un réel danger entrave quand à lui une large zone de protection interdisant toute urbanisation.
Néanmoins, avec le concours de mes adjoints et de la direction de l’environnement de la ville, je suis
avec attention les évolutions nécessaires en matière de protection de l’environnement et de réductions des nuisances et pollutions, notamment avec la CLIE pour la zone industrielle de
Vitry et ses entreprises. Cette commission se réunit régulièrement, présidée par le Préfet et regroupant le services de l’Etat intéressés, les villes d’Alfortville et Vitry, l’ADEME, AIRPARIF, la
Chambre de Commerce et d’Industrie, des associations environnementales départementales et locales, l’association des riverains, les organisations syndicales de salariés, la direction régionale de
l’environnement, la direction départementale des affaires sanitaires et sociales, les établissements classés –EDF, Sanofi, STEF, BP et d’autres grandes entreprises comme Air Liquide ou la
SNCF-.
Sanofi-Aventis a ainsi présenté lors de la réunion de la CLIE du 7 mars 2007, les
études réalisées sur les effluent du centre de production et le plan d’action à mettre en oeuvre pour que ceux-ci soient traités par la station d’épuration de Valenton au lieu d’être envoyés vers
Achères comme cela était le cas depuis des décennies. La dernière réunion de la CLIE avait pour objet l’information sur les activités de l’entreprise STEF et une précédente l’entreprise
EDF.
J’indique que sur ce dossier de la protection de l’environnement et de la réduction
des nuisances et pollutions, je resterai déterminé pour que l’information et la transparence nécessaires sur les actions entreprises soient la règle. Pour sa part, la ville, au
sein de la CLIE et du CLIC, avec Vitry-Mensuel et Vitry-Hebdo et d’autres supports particuliers, je pense au site internet, remplira sa mission pour que les habitants de la commune, les riverains
des entreprises, sachent les résultats obtenus, les dispositions prises pour la qualité de l’environnement, sa protection et la réduction des nuisances de toute nature. Tout cela est en
conformité, bien entendu, avec les engagements pris dans le Plan d’Aménagement et de Développement Durable (PADD) voté par le Conseil Municipal de Vitry.