Vendredi 11 janvier 2008 5 11 /01 /Jan /2008 17:09
 

En septembre et octobre 2007, Sanofi-Aventis a subi des incidents de production industrielle. Vitry, Alfortville, Choisy mais aussi les collectivités territoriales et les organismes concernés par les rejets polluants de l’entreprise ont souhaité créer une instance offrant un véritable lieu d’échanges.

 

Pour une information régulière et transparente

La première réunion de cette structure s’est tenue le 9 janvier dernier à la préfecture. J’ai été élu président de ce Comité Local d’Information et de Concertation (CLIC).

Voilà une structure utile car elle va permettre à l’avenir de transmettre des informations régulières, claires et fiables sur l’activité de Sanofi. En effet, tout doit être transparent en matière de santé publique et d’environnement.

 

Faire respecter les normes définies

L’objet de cette première réunion a bien sûr concerné les causes des rejets dans la Seine (qui ont eu lieu en août 2007) et des nuisances olfactives (qui ont eu lieu en septembre et octobre 2007) décelées sur le quai Jules Guesde. Les responsables de Sanofi se devaient de donner des explications sur ce qui s’est passé.  Sanofi a donc annoncé des améliorations à venir en ce qui concerne les rejets de zinc ou de benzène dans la Seine. En investissant plus dans les moyens de sécurisation des installations, en nettoyant des colonnes où circulent les effluents et en diminuant ces derniers ainsi que les charges polluantes qu’ils contiennent, Sanofi espère répondre au plus près aux normes fixées par arrêté.

 

Réduire les produits polluants à la source

Au sujet des émissions d’ammoniac et d’hydrogène sulfuré (qu’on appelle aussi H2S), le groupe Sanofi-Aventis a reconnu avoir commis des erreurs. Néanmoins, les responsables ont apporté toutes les preuves tangibles à la connaissance des membres du CLIC, qu’aucun risque pour les salariés et les riverains n’avait été provoqué par ces dégagements accidentels. Et heureusement !

Là encore, il faut que les normes soient appliquées le plus strictement. Et là, la puissance publique doit imposer une contrainte maximum sur les industriels. Le souci principal, c’est réduire les produits polluants à la source. Alors, limitons la pollution. Cela a un coût, et bien il faut le payer.

 

Par Alain Audoubert
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