« Une combinaison équilibrée (…) entre durcissement des règles du surloyer, instauration de baux à durée limitée et basculement du droit au maintien dans les lieux à un droit au maintien dans le parc social… ». Voilà ce que souhaite le gouvernement de droite dirigé par Sarkozy. Autrement dit, dans un langage plus direct, cela signifie la mise en place d’une formule à plusieurs entrées : discrimination, précarisation et autoritarisme afin d’organiser sciemment l’éviction de dizaines de familles du monde HLM.
Faire payer plus les locataires « moyens »
Que signifie « durcissement du surloyer » ? Il s’agit clairement de faire payer aux locataires « moyens » (au-dessus des plafonds PLI) un surloyer, pour atteindre le prix du marché. Christine Boutin, ministre du logement, l’a précisé lors du dernier congrès du mouvement HLM. Que signifie « instauration de baux à durée limitée » ? La ministre, qui s’était opposée au PACS, veut instaurer un « bail limité à 6 ans ». Mais que devient le locataire au bout de 6 ans ?
La droite vend du rêve…souvent inaccessible
Il va là où on lui dit d’aller ! C’est ce que signifie la dernière proposition, celle du « basculement du droit au maintien dans le logement à un droit au maintien dans le parc social ». Car il s’agit réellement d’une possibilité offerte sur un plateau aux bailleurs de contraindre un locataire de quitter son appartement actuel pour lui en attribuer un autre pourvu, à la seule condition que ce dernier soit qualifié de « social ». Mais à quel prix ? Il faut ajouter à ce dispositif l’application de la politique du président de la République : « Je veux une France de propriétaires », avec la vente de 40 000 logements sociaux à l’année. Peu importe si les futurs propriétaires n’arrivent pas à payer les charges de leur doux logis : la droite aura une fois de plus vendu du rêve…
Toute la gauche contre la casse du logement social !
Je ne peux pas me taire sur cette politique dure, qui n’a peut-être jamais été aussi dure, concernant le logement social. Je voudrais que tous les élus de gauche se retrouvent pour s’opposer à cette politique de casse du logement social et construire ensemble une alternative possible. A cet égard, je regrette que dirigeants socialistes aient choisi d’entrouvrir eux-mêmes la porte dans laquelle vient de s’engouffrer la droite en faisant adopter une résolution remettant en cause le droit au maintien dans le logement.
Avant tout : répondre aux besoins des Vitriots
Je me félicite que nous ayons pu, à Vitry, développer dans la dernière période une autre logique, en réponse aux besoins des demandeurs de logement. C’est le cas avec le projet de démolition-reconstruction concernant notamment le quartier Balzac. Faire évoluer la ville, développer les réponses dans un quartier tout en assurant la solidarité dans toute la ville, voilà bien une conception que je continuerai de promouvoir pour l’aménagement de Vitry. Et en tout état de cause, la poursuite de la modernisation du parc social et de la construction de nouveaux logements pour répondre aux besoins des Vitriots restera une priorité absolue pour moi, avec la future équipe municipale.