Mardi 15 janvier 2008 2 15 /01 /Jan /2008 20:35
La droite, à travers les déclarations du président Sarkosy il y a quelques jours, rêve de supprimer les 35 heures. Petit à petit, aidé par un Medef devenant de plus la véritable plaque tournante de la politique du gouvernement, les acquis de ces cinquante dernières années sont rognés, abîmés, grappillés. Je ne peux me résoudre au simple constat d'une droite dure, d'une disparition programmée des acquis sociaux sans alternative possible, à tous les échelons des territoires dans lesquels nous vivons.

En 2000, j'ai eu à mener avec la municipalité les discussions avec les syndicats de la ville pour mettre en place la diminution du temps de travail, après que les députés de gauche aient voté à l'Assemblée nationale la loi sur les 35 heures. A l'époque (ce n'est pas si loin !), nous avions mis en avant, avec la municipalité, trois objectifs : améliorer la vie des agents municipaux, améliorer les services rendus aux Vitriots, et créer des emplois.

Quelques années après, quels peuvent être les enseignements des décisions prises alors ? Concernant l'amélioration de la vie des agents, les possibilités nouvelles offertes au personnel de prendre des demies ou des journées de "RTT" sont très largement appréciées. Concernant la création d'emplois, les chiffres parlent d'eux-mêmes : près de 150 emplois créés, dans l'ensemble des 70 services municipaux. Nous n'avons pas fait peser ces décisions sur les Vitriots, dans la mesure où les taux des impôts locaux n'ont pas été augmentés. Et concernant l'amélioration du service rendu et la création de nouveaux services, l'examen attentif des réponses nouvelles laisse incontestablement apparaître de réelles avancées en matière de services publics, sur lesquels nous reviendrons prochainement.

Je crois donc qu'il y a des possibilités de faire autrement, d'imaginer une autre politique efficace que celle menée aujourd'hui. Et je veux dire, pendant cette campagne des municipales, même si je suis persuadé que personne ne peut en douter, qu'il ne sera pas question de revenir sur les acquis du personnel communal, dans tous les domaines dont nous avons la responsabilité aujourd'hui.

Par Alain Audoubert
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Retour à l'accueil

Vie du Covic

Syndication

  • Flux RSS des articles
 
Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés