Samedi 19 janvier 2008
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Pour assurer le fameux service minimum, le ministre de
l’Education nationale Xavier Darcos vient de demander aux communes d’organiser l’accueil des enfants dans les écoles, avec des personnels municipaux. Et ce pour réaliser un test grandeur nature
lors de la grève d’envergure du 24 janvier prochain ! Quand on sait que cet accueil serait financé par les retenues sur salaires des enseignants grévistes, c’est tout bonnement...
abject.
C’est vouloir nier l’expression des grévistes et plus généralement, et plus dangereusement, c’est aussi vouloir broyer le droit de grève. Mais la grève représente un moyen
démocratique de s’opposer aux mesures prises par le pouvoir, et même de les rejeter. La grève crée aussi de la solidarité. Depuis que Sarkozy et ses ministres sont au pouvoir, il semble bien que
l’opposition à leurs idées et la solidarité sont deux notions à faire disparaître.
Aussi, comme de nombreux maires, je considère cette mesure comme inacceptable. Il est totalement exclus que je la mette en place d’une manière ou d’une autre dans les écoles de
Vitry. Je soutiens à 100 % les enseignants qui seront en grève le 24 janvier. Et j’aimerais que pour eux, soit engagée une réflexion bien plus valorisante qu’elle ne l’est aujourd’hui. Dans
l'intérêt du pays et de la jeunesse.
Par Alain Audoubert
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Publié dans : Education
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