La première est arrivée il y a 10 ans, en 1997, sur le terrain de l’ancienne centrale Arrighi. Et voici la
seconde turbine, inaugurée ce jour, donc, et qui joue ce même rôle de fonctionner uniquement lors des pointes de consommation. Elle ne « tournerait » donc qu’une centaine d’heures par
an (500 au maximum), en hiver, lorsque les besoins en Ile-de-France se font sentir. Les deux TAC fournissent 125 millions de watts chacune et disposent d’une réserve de fioul domestique, ce qui
leur permet d’être autonomes. Ce qui semble incroyable, c’est que cette turbine de plusieurs tonnes, qui fonctionne comme un très gros réacteur d’avion, n’a besoin que de 10 minutes pour
démarrer, et 10 de plus pour parvenir à sa puissance totale.
Environnement préservé
EDF a intégré des dispositifs pour minimiser l’impact sur l’environnement : la quantité de dioxyde d’azote produite est de moitié inférieure à celle imposée par la réglementation. L’insonorisation et l’intégration au paysage ont aussi été prises en compte. C’est une belle réussite industrielle.
Terrains rentables
Au sujet des terrains autour de la centrale, des mutations doivent être envisagées. Ceux-ci se situent sur un secteur de redéploiement économique dans le cadre de l’Opération d’Intérêt National (OIN). Un nouveau pont est en projet pour enjamber la Seine entre Vitry et Alfortville. La question est donc de savoir ce qu’on fait autour. De nombreuses entreprises sont intéressées et à la clé, ce sont 6 à 8 000 emplois qui peuvent y être créés. Tout le secteur Seine-Ardoine permet un développement économique et urbain équilibré.
Alors bravo à EDF et longue vie à "Corinne" (c’est le petit surnom de la Tac2, qu’on baptise traditionnellement !) et à sa grande sœur "Hélène "!