Vendredi 8 février 2008 5 08 /02 /Fév /2008 11:52

D’année en année les retraites, le minimum vieillesse perdent entre 1,5 et 2% en raison de l’inflation ce qui constitue une baisse du pouvoir d’achat alors que ce revenu bas permet tout juste de vivoter. Sarkozy avait promis d’y remédier et de donner un coup de pouce significatif de 25% aux bénéficiaires du minimum vieillesse: résultat : + 0,5% sont accordés ! Quelle générosité alors qu’il en faut de suite au moins 5% ! Les 600 000 bénéficiaires du minimum vieillesse apprécieront, en qualité d’anciens cotisants retraite, en qualité de citoyen de plus de 65 ans... D’autre part, 13 millions de retraités ne sont pas concernés par ces 0,5%, ni 3,5 millions de petites pensions, ni les pensions de réversion des veuves et veufs... Les difficultés de la vie quotidienne (les prix alimentaires qui grimpent, les loyers, les tarifs gaz-électricité, téléphone, etc...) s’aggravent pour les personnes âgées. Ils m’en parlent régulièrement dans notre ville, lors de nos rencontres et des banquets donnés en leur honneur, dans nombre d’associations où ils apportent leur contribution. Je crois plus utile que jamais de leur apporter la solidarité nécessaire, de les aider dans leur légitime revendication à une retraite décente, à des allocations et pensions dignes d’une vie normale. C’est aussi cela qu’il convient d’exprimer ensemble lors des élections pour riposter à une droite arrogante qui vraiment se fiche des personnes âgées, pour obtenir au moins que la promesse du candidat Sarkozy devienne réalité présidentielle. Comment franchement vivre, se soigner avec 600 euros par mois ?

Par Alain Audoubert - Publié dans : Pouvoir d'achat
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Commentaires

Alors que Sarkozy a annoncé le 5ème risque et un grand plan Alzheimer, 150.000 personnes âgées sont menacées d’être moins bien traitées en France dès ce début 2008 car les budgets des établissements dans lesquels elles résident vont être autoritairement diminués, cette situation est inacceptable, de plus le budget 2008 de l’Assurance Maladie pour les personnes âgées est porteur de nombreux reculs par rapport aux engagements du Gouvernement précédent et de restrictions inacceptables aux dépens de nombre de nos aînés. Ce budget est inadapté pour plusieurs raisons : - Les annonces du Président SARKOZY de mieux aider les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer et leurs proches et de créer une 5ème branche de protection sociale sont sérieusement écornées par ces premiers arbitrages financiers. En effet, l’augmentation est la plus faible depuis 2003 alors que le nombre des personnes âgées ne cesse d’augmenter. - Les engagements antérieurs ne seront pas respectés, et notamment le Plan Solidarité Grand Age de D. de VILLEPIN que le budget 2007 en augmentation de 13 % n’avait déjà pas suffit à satisfaire. - La reprise des excédents de la CNSA(caisse créée par le lundi de Pentecôte) est un véritable hold-up sur des crédits qui devaient être affectés en 2006 ,2007 et 2008 aux personnes âgées vivant en établissement et ne l’ont pas été du fait des mécanismes bureaucratiques imposés par l’Etat lui-même. - L’annonce de nouvelles charges pesant sur les établissements avec un budget en faible augmentation. Le Gouvernement demande aux établissements pour personnes âgées d’assumer des dépenses supplémentaires, (notamment sur le petit matériel médical et les groupes électrogènes). Et pourtant la réponse qu’imposait le drame de la canicule était de mieux accompagner les personnes âgées en augmentant le nombre de professionnels à domicile ou en établissement. Seule une faible part des crédits du jour férié y est consacrée. Ainsi la Cour des Comptes évaluait en 2005 que les besoins des personnes âgées n’étaient couverts qu’à moitié et que les personnes âgées et leurs familles supportent des charges financières trop importantes en établissement. La situation a très peu évolué depuis, d’autant que parallèlement à la suppression du lundi de Pentecôte, la Sécurité Sociale a moins fait augmenter ses budgets annuels en direction de nos anciens. Une telle situation n’est pas acceptable et doit cesser en 2008. De même l’insuffisance des moyens financiers a conduit les Pouvoirs Publics à envisager des baisses de moyens dans certaines Maisons de Retraite. Il s’agit désormais de mettre en place de nouveaux financements. Il nous faut un véritable 5ème risque basé sur la solidarité nationale et non pas financé par les malades par le biais des franchises médicales. Au prétexte de « responsabiliser » les malades, puis de financer l’Alzheimer ( en taxant en priorité les patients les plus fragiles et dépendants), le gouvernement a choisi de mettre à mal encore une fois le principe d’assurance-maladie solidaire hérité du pacte de 1945. Le principe des franchises : une retenue de 50 centimes d’euros sur chaque boîte de médicaments, sur chaque acte infirmier ou de kinésithérapie, sur chaque prise de sang, et une retenue de 2 euros sur chaque transport sanitaire, à concurrence de 50 euros par an, pour l’instant ( en supplément des forfaits de 50 euros par an sur les consultations médicales, déjà en vigueur depuis la réforme Douste-Blazy de 200) Il est URGENT que l’Etat apporte les moyens financiers dignes au service des personnes âgées fragilisées, leurs familles et les professionnels qui les accompagnent. Lionel BOIDIN Directeur d’établissement médicalisé pour personnes âgées dépendantes
Commentaire n°1 posté par boidin le 20/02/2008 à 22h14

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