Alain Audoubert devant le lycée Jean Macé,
vendredi 22 février, présent aux côtés des lycéens et
enseignants.
Ce vendredi matin, je suis allé soutenir l’action des élèves, des enseignants du lycée Jean Macé, et des parents d’élèves. Ils bloquent leur lycée pour protester contre les 7 suppressions de
postes annoncées par le Rectorat pour la rentrée 2008. 7 suppressions de poste, cela signifie que les élèves en pâtiront forcément. Et les enseignants
devront réaliser des heures supplémentaires. Le problème, c’est que la loi leur permet de n’en faire qu’une seule. Or, avec 7 postes supprimés, c’est 3 voire 4 heures de plus pour chaque
enseignant qui devront être faites. C’est inadmissible. Je ne suis pas surpris de ce qui arrive. Sarkozy avait annoncer qu’il supprimerait des milliers
de postes. Les 15 milliards de cadeaux fiscaux n’ont pas servi à améliorer la situation des enseignants et des élèves.
Le Plan Banlieue ? Il n’ y a rien à en espérer non plus. Il est sans moyens nouveaux.
Alors, il va falloir se mobiliser fortement pour changer le cours des choses. Nous devons faire en sorte que l’Education nationale assume ses responsabilités pour soutenir les élèves en difficulté, pour aider aux devoirs. Rien ne doit justifier la suppression des postes de professeurs, ni des postes de surveillants. Oui, il faut exiger des classes préparatoires aux grandes écoles dans les lycées de notre ville. Au lieu de tout saccager comme veut le faire la droite, il faut au contraire préparer les jeunes, les conforter et les valoriser. Les jeunes ne sont pas de la main-d’œuvre à bas coût. Il faut lutter contre cette vision rétrograde, dangereuse et utilitariste.