Hier matin,
j’étais présent parmi de nombreux élus pour accueillir la venue de M. Chatel, secrétaire d’Etat chargé de l’industrie et de la consommation. Il se rendait au magasin Leclerc à Vitry pour vanter les
résultats de l’observatoire des prix et des marges créé en mars dernier. Observer que les prix augmentent dans les rayons n’est pas sorcier : il suffit de faire les courses et de lire les
étiquettes et de comparer ce qu’il y a dans le caddie pour le même montant que la dernière fois (+ 7 % en un an au moins et jusqu’à 35 % pour certains produits, + 18 % pour les fruits et légumes
mais les salaires n’ont pas suivi...). Mais comme M. Chatel est aussi porte-parole du gouvernement, c’était l’occasion de lui dire que ce sont les salaires qu’il faut augmenter, le pouvoir d’achat,
pour que la vie soit moins chère, pour que les ventes ne stagnent pas et que la production donc la croissance et l’emploi aillent mieux. Les marques des distributeurs liées aux enseignes (quand
même en hausse de + 7 %) n’y suffisent pas. Dialogue de sourds en somme, car la réalité est qu’en une année, les salaires des ménages ont reculé d’au moins 0,4 % en moyenne, alors que
tout a augmenté d’au moins + 0,6 % (+ 11 % pour le gaz) et que la consommation a baissé d’environ 3%.