Jeudi 11 septembre 2008 4 11 /09 /2008 19:03

I l y 35 ans, le Président légitime Salvatore Allende et son gouvernement étaient renversés par le coup d’Etat de Pinochet, soutenu par la CIA, le palais présidentiel bombardé. Le poète Pablo Neruda, Prix Nobel de littérature et ambassadeur du Chili en France, atteint par la maladie, vit sa maison saccagée par les militaires et mourut quelques jours après alors que la répression, la torture s’étendaient dans tout le pays.
L’immense avancée sociale impulsée par l’Unité Populaire devait être confirmée dans les urnes aux élections municipales. Les forces conservatrices et factieuses ne l’ont pas toléré. Le Chili s’enfonçait ainsi dans une dictature sanglante qui allait durer plus de 30 ans avec des milliers d’assassinés ou disparus. Des procès sont ouverts. Iront-ils jusqu’au bout pour châtier les assassins ? A Vitry, solidaires hier avec les exilés et le peuple chilien, nous voulons nous souvenir du 11 septembre 1973.

 

J’ai tenu symboliquement ce soir, entouré d’amis, à déposer des fleurs à la mémoire du Président Allende auquel on rend hommage à l’occasion du centenaire de sa naissance et de Pablo Neruda, puisqu’une avenue et un parc de notre ville portent leur nom. Un hommage aussi aux victimes de la répression et contre l’oubli, un message de Paix au peuple chilien.

 

 

Alain Audoubert

Maire de Vitry-sur-Seine

Vice-président de Mayors for Peace
Par Alain Audoubert - Publié dans : International
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Commentaires

Je ne résiste pas à raconter cette anecdote qui dit beaucoup sur l’homme et ses écrits. Lors du coup d’Etat du 11 septembre 1973, au cours duquel le président Allende a été renversé, la maison de Pablo Neruda est, dans le même temps, envahie par les militaires. Il est alité, déjà très affaibli par la maladie. Ce jour-là, ses recueils sont jetés au bûcher. Mais une anecdote dit la force du poète, qui va bien au-delà de la brutalité aveugle des oppresseurs. Les militaires ont pour mission de fouiller sa maison. Un militaire prévenant propose à Neruda de fouiller sa chambre en dernier, pour ne pas trop le bousculer. Neruda lui répond : « Tu peux commencer par ma chambre mais attention il y a un danger ». Le militaire pense à une arme, une bombe… Neruda répond : « Non, c’est de la poésie ».
Commentaire n°1 posté par Jaime le 12/09/2008 à 10h19
le vernissage de l'exposition pablo neruda aura lieu le 23 octobre à 18h30 au théâtre jean vilar suivi d'un spectacle hommage à Salvator Allende, Neruda et Victor Jara...
Commentaire n°2 posté par perez secheret le 14/10/2008 à 11h37

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