Emploi, bourse, salaire, avenir, crise, finance, marché…Tous ces termes semblent actuellement être précipités dans un
tourbillon qui les mêle, les entremêle et va en s’accélérant. Mais sur quel abîme vont-ils déboucher ? Est-ce qu’une terre ferme économique est en vue ? Hier, jamais le CAC 40 n’était
descendu aussi bas depuis 20 ans. Toutes les bourses de la planète ont chuté d’au moins 4 % (9 % à Paris). En dépit des milliards d’euros apportés en aide par les Etats européens, les grandes
entreprises financières sont acculées au bord du gouffre. Même Dexia, grassement assistée, a ployé dangereusement.
La chute généralisée constatée hier est bien la preuve que décidément, les marchés ne s’autorégulent pas. La financiarisation seule à la barre d’un navire sans pilote est pure folie. Il est besoin de règles, de tuteurs, de directions claires à donner. Avant tout, il convient de protéger les emplois et les salaires des citoyens français et européens.
Et surtout, ne pas être dupe des propos chaque jour plus incohérents du président français. En effet, Le Canard enchaîné (1er oct. 2008, en une) rappelait que dans ses propositions de candidat aux présidentielles, Nicolas Sarkozy affirmait que « les ménages français sont aujourd’hui les moins endettés d’Europe. Or, une économie qui ne s’endette pas suffisamment (sic), c’est une économie qui ne croit pas en l’avenir (…). C’est pour cette raison que je souhaite développer le crédit hypothécaire pour les ménages ». Il souhaite aussi privatiser la Poste, venir en aide aux spéculateurs avec les deniers publics et ponctionner le livret A !
Toutes ces mesures vont dans le sens du système en place et ne remettent rien en cause. Rien de neuf n’est imaginé. Tous est fait pour offrir une bouée aux plus riches et couler les plus pauvres.
L’argent en circulation ne doit pas servir des causes virtuelles. Il ne doit pas être soumis à des spéculations hasardeuses qui menacent la vie de millions d’êtres humains, comme on a pu le voir lors de la crise alimentaire mondiale.
Qu’il soit avant tout distribué dans les salaires de ceux qui en ont le plus besoin, et non gaspillé en boucliers fiscaux ou dans d’autres injustices flagrantes !