Supprimer le bouclier fiscal, la pratique des parachutes dorés et taxer à 100 % (ce qui revient à les supprimer) les stock-options offertes aux dirigeants : c’est bien ce que
propose les élus communistes aujourd’hui au Sénat pour que ce soit inscrit dans la loi ! Je soutiens cette loi avec d’autant plus de conviction que le discours de Nicolas Sarkozy mardi
dernier a bien montré sa volonté de préserver le bouclier fiscal, ce privilège dédié aux plus fortunés.
Dans le même ordre d’idées, Thierry Morin, patron de Valéo, aurait pu toucher plus de 3 millions d’euros de parachute doré suite à son départ alors que 5 000 salariés sont licenciés. Renault de
son côté, thésaurise près de 9 millions d’actions représentant une somme de 612 millions d’euros à partager entre cadres dirigeants et perçoit de surcroît une aide de l’Etat de 3 milliards
d’euros. Mais les salariés ont perdu entre 10 à 20 % de pouvoir d’achat sous prétexte qu’il faut se serrer la ceinture en supprimant les primes !
Le discours de Sarkozy, faussement moralisateur, se trompe de cible lorsqu’il désigne les bandes de jeunes comme des voyous. Le thème de la sécurité ne trompera personne sur les propos du
président français, dénués de toute justesse, de toute équité. Qui sont réellement les voyous ? Selon lui, le bouclier fiscal, « c’est l’expression d’un choix de société qui valorise la
réussite ». Et donc, l’approbation de privilèges sans morale…
L’appel à un « capitalisme moral », la désignation d’une prétendue « majorité silencieuse » ou encore de « croissance négative » constituent quelques uns des tours de passe-passe, des leurres purement artificiels qui visent diviser les Français et à nier – et à sous-estimer - la voix sociale qui s’élève dans notre pays aujourd’hui. J’accorde toute ma confiance à Pierre Gosnat, député d’Ivry-Vitry pour défendre ce projet.