Dans une quinzaine de jours, les expulsions locatives pourraient reprendre. Mais sans relogement prévu, elles sont
inenvisageables et inadmissibles. Le droit au logement est pourtant un droit fondamental. A Vitry, comme dans de nombreuses autres villes à direction communiste, républicaine et citoyenne, des
vœux au Conseil municipal ont été présentés et un arrêté, cette année encore, a été pris pour lutter contre cette pratique injuste et méprisante à l’égard de toute dignité humaine.
Le but de prendre de tels arrêtés – considérés comme illégaux par les Préfectures – est non seulement de mettre fin à ce mépris mais aussi d’obtenir de l’Etat une modification de la loi qui interdise de telles expulsions. Car le droit au logement n’est pas assuré aujourd’hui en France, ignorant la situation de grande précarité de nombreux foyers ainsi que le contenu de plusieurs textes de références (comme la Déclaration des droits de l’homme et récente loi DALO, entre autres).
L’aide au logement social diminue et l’offre en logements sociaux tend aussi à diminuer, du fait, par exemple, de la mise en vente de lots importants de ces logements par certains bailleurs. Les discours de solidarité émanant du gouvernement ne sont pas sincères puisque démanteler ainsi le logement social, c’est mettre en concurrence déloyale ceux qui son solvables et ceux qui ne le sont pas. L’Etat, par ce choix d’aider plutôt l’accession à la propriété, n’assure aucune solidarité nationale. Il bafoue aussi sa fonction d’être le garant du droit au logement en continuant à pratiquer ces expulsions locatives.
Le mardi 15 mars prochain à 11h, salle du Conseil municipal à la mairie de Villejuif, soyons nombreux à nous mobiliser contre ces expulsions et pour le droit opposable au logement prévu par la loi DALO. Des élus et des maires répondront à la presse et signeront collectivement des arrêtés anti-expulsions.