Mardi 9 février 2010
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A Vitry, comme ailleurs, le logement social est bon élève en matière d’économie d’énergie et de développement durable : il consomme 30% d’énergie en moins, moyenne, par rapport au parc locatif
privé résidentiel. L’Etat, qui a la responsabilité du logement social et du déclenchement de ses financements pour le neuf et le réhabilité, n’a pourtant rien prévu dans son Grand emprunt à cet
effet. Or, tout le secteur du logement social représente des emplois durables, des réponses concrètes pour économiser les énergies, réduire la facture des charges locatives pour les locataires.
A Vitry, le raccordement au chauffage urbain, la mise en place de la collecte pneumatique des déchets ménagers, les travaux d’isolation, l’application des normes haute qualité environnementale dans
toutes les nouvelles constructions d’équipements ou de logements sociaux contribuent sérieusement au Grenelle de l’environnement.
Deux éco-quartiers sont d’ailleurs soutenus par l’Etat dans le cadre de l’OIN, au Moulin-Vert et sur la RD5 sud. Il faut souligner
d’ailleurs que les travaux de performance énergétique font appel à des filières innovantes mais celles-ci ne seront pas soutenues par le Grand emprunt. C’est un non-sens pour le nécessaire
développement de la filière voltaïque par exemple qui est un soutien du secteur du bâtiment et le maintient d’activités non délocalisables.
Oui, tout le secteur du logement social en France participe à la réduction des gaz à effet de serre et le Président Sarkozy aurait du entendre les co-présidents de la commission, MM Rocard et Juppé
qui préconisaient un fonds de 2 milliards d’euros pour financer des prêts à taux zéro destinés à la réhabilitation thermique de 700 000 logements sociaux. Alors que les bailleurs sociaux prennent
leur responsabilité dans un contexte difficile pour tous les financements, l’Etat, sur ce sujet comme bien d’autres, se défile.
Par Alain Audoubert
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Publié dans : Logement
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