Prélever aux organismes HLM 340 millions d’euros par an pour financer en place de l’Etat est inacceptable !
C’est un projet insoutenable et inéquitable que veut mettre en place le gouvernement. Ce prélèvement revient à taxer les loyers HLM de 2 à 2, 5 % par an. Le tour de passe-passe est d’une perversité rare : l’Etat n’apporte plus son aide en matière de logement social et fait payer ce coût aux locataires et aux bailleurs sociaux. La logique est inversée. Mais, sous prétexte d’économies, le message est clair : « Locataires : soutenez-vous les uns les autres ! » On avait déjà entendu, il y a quelques mois, pareille manifestation d’immoralité avec le financement du coût de leur maladie par les malades eux-mêmes. Devant de tels projets, la notion de solidarité nationale se vide de sens et la république avec.
De quelle morale se réclame-t-on lorsque l’on impose aux seuls locataires de financer le logement social alors que tous les
Français financent le bouclier fiscal ? Il ne s’agit pas, pour le gouvernement, de taxer les riches ou les transactions financières, mais de faire encore un peu plus les poches des plus
modestes.
En Ile-de-France, 400 000 personnes sont en demande de logement. 55 000 dans le Val-de-Marne, 4 600 à Vitry. Les aides à la pierre de l’Etat s’élevaient en 2008 à 800 millions d’euros. En 2013, elles ne seront plus que de 60 millions. Cela signifie que la construction de logements sociaux neufs sera menacée. Plusieurs dizaines pourraient l’être aussi à Vitry. Si le Sénat a rejeté ce projet de « contribution », l’Assemblée nationale a estimé que, selon leur « potentiel », les organismes HLM pourraient se soumettre à ce prélèvement. Les trois-quarts de ceux-là seraient concernés. Toutes les fédérations, les organismes et de nombreux élus du Val-de-Marne et de la région ont dénoncé ce projet.
A Vitry, au dernier conseil municipal, un vœu, voté à l’unanimité et allant dans ce sens a été adressé au Premier ministre. C’est par l’action et la mobilisation que les locataires et le logement social pourront être préservés.
Lire le voeu voté à l'unanimité au Conseil municipal du 17 novembre 2010
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