Les enseignants du lycée Adolphe-Chérioux ont cessé d’assurer leur cours depuis mercredi dernier, après l’agression d’un élève de 14 ans. Ils font
valoir leur droit de retrait et demandent d’obtenir 11 postes de surveillants en plus dans cet établissement de 1 500 élèves, où il n’y en a aujourd’hui que onze. L’arrivée de ces surveillants
supplémentaires pourrait dissiper le sentiment d’inquiétude qu’ils éprouvent autant que leurs élèves. Cependant, il ne leur est proposé que 3 surveillants supplémentaires et 6 médiateurs de la
vie scolaire (qui ne gèrent que les absences des élèves). Cette proposition ministérielle ne semble pas adaptée aux besoins réels du lycée, à de bonnes conditions de fonctionnement et d’accueil
dans l’établissement.
Le métier d'enseignant devient de plus en plus difficile à exercer en même temps qu'augmente le nombre de suppression de postes. 80 000 postes sont visés. Cela ne peut pas contribuer à la tranquillité et à l’apaisement.
Je soutiens les enseignants du lycée Adolphe-Chérioux dans leur revendication. Je soutiens de la même manière leur volonté de faire grève jeudi prochain, dans tous les collèges et lycées de l’Académie de Créteil, alors même que Luc Chatel, ministre de l’éducation, a déclaré ce matin ne pas désirer les recevoir à son ministère, que ses collaborateurs s’en chargeraient malgré la venue des enseignants et des parents d’élèves sous ses fenêtres, malgré leur souhait légitime de dialoguer avec le ministre. Un véritable dialogue doit avoir lieu sur les conditions d’enseignement, d’accueil, de surveillance dans l’établissement, pour y permettre une vie scolaire normale, des conditions d’études améliorées.