Le 25 mars
dernier, j’ai appris qu’au bureau de poste de Vitry Principal, un projet d’ouverture le samedi après-midi avait été envisagé par la direction départementale de l’enseigne. L’ensemble du personnel
s’est opposé à ce projet. Tous les agents ont signé une pétition adressée à cette direction départementale contre toute ouverture des guichets le samedi.
Avec cette ouverture le samedi, les conditions de travail du personnel seraient fortement dégradées. Selon les agents, qui m’ont alerté sur ce sujet, « aucune demande des usagers ou des élus de la commune, aucun besoin social existant ne viennent à l’appui de ce projet de la Poste ». C’est encore contre ce projet que les agents étaient en grève samedi matin.
Aussi, j’apporte mon soutien au personnel de la Poste contre toutes nouvelles dégradations de ses conditions de travail et donc du service rendu aux habitants. Je partage les inquiétudes des usagers, celles du personnel qui subissent les aléas d’une privatisation et d’une mise en concurrence commerciale de la Poste.
Je note aussi que la Poste s’est engagée à ouvrir un bureau dans la ZAC Concorde-Stalingrad et je reste attentif à l’amélioration des réductions du temps d’attente aux guichets, à la distribution journalière des courriers et des colis sur l’ensemble de la commune.
J’attends, pour me prononcer sur ce projet d’ouverture le samedi, d’avoir en main des éléments concrets qui justifieraient d’un tel projet. En quoi améliorerait-il le service rendu aux usagers ? Ne dégraderait-il pas les conditions de travail du personnel ?
Ce sont ces questions que je pose au directeur de l’enseigne la Poste du Val-de-Marne, et dont j’attends les réponses.
73 % des Français s’y opposaient encore il y a
quelques mois et aujourd’hui, tous auraient changé d’avis ? Le gouvernement a laissé passer la crise financière pour revenir à la charge en imposant à la Poste de changer de statut, via un
projet de loi. Si l’entreprise passe à un statut de société anonyme au 1er janvier 2010, de service public, il ne sera plus question. L’Etat aura beau promettre des aides dans les
premiers temps, rien n’assure qu’il y pourvoira dans les années à venir.
Courant juillet, la direction de la Poste et le gouvernement ont décidé d'engager un processus de privatisation
de la Poste. Il s'agirait dans un premier temps d'ouvrir le capital à hauteur de 20 %.
