Service public

Lundi 16 mai 2011 1 16 /05 /Mai /2011 14:29

Le 25 mars dernier, j’ai appris qu’au bureau de poste de Vitry Principal, un projet d’ouverture le samedi après-midi avait été envisagé par la direction départementale de l’enseigne. L’ensemble du personnel s’est opposé à ce projet. Tous les agents ont  signé une pétition adressée à cette direction départementale contre toute ouverture des guichets le samedi.

 

Avec cette ouverture le samedi, les conditions de travail du personnel seraient fortement dégradées. Selon les agents, qui m’ont alerté sur ce sujet, « aucune demande des usagers ou des élus de la commune, aucun besoin social existant ne viennent à l’appui de ce projet de la Poste ». C’est encore contre ce projet que les agents étaient en grève samedi matin.

 

Aussi, j’apporte mon soutien au personnel de la Poste contre toutes nouvelles dégradations de ses conditions de travail et donc du service rendu aux habitants. Je partage les inquiétudes des usagers, celles du personnel qui subissent les aléas d’une privatisation et d’une mise en concurrence commerciale de la Poste.

 

Je note aussi que la Poste s’est engagée à ouvrir un bureau dans la ZAC Concorde-Stalingrad et je reste attentif à l’amélioration des réductions du temps d’attente aux guichets, à la distribution journalière des courriers et des colis sur l’ensemble de la commune.

 

J’attends, pour me prononcer sur ce projet d’ouverture le samedi, d’avoir en main des éléments concrets qui justifieraient d’un tel projet. En quoi améliorerait-il le service rendu aux usagers ? Ne dégraderait-il pas les conditions de travail du personnel ?

 

Ce sont ces questions que je pose au directeur de l’enseigne la Poste du Val-de-Marne, et dont j’attends les réponses.

Par Alain Audoubert - Publié dans : Service public
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Lundi 22 juin 2009 1 22 /06 /Juin /2009 17:10

73 % des Français s’y opposaient encore il y a quelques mois et aujourd’hui, tous auraient changé d’avis ? Le gouvernement a laissé passer la crise financière pour revenir à la charge en imposant à la Poste de changer de statut, via un projet de loi. Si l’entreprise passe à un statut de société anonyme au 1er janvier 2010, de service public, il ne sera plus question. L’Etat aura beau promettre des aides dans les premiers temps, rien n’assure qu’il y pourvoira dans les années à venir.

Luc Chatel, secrétaire d’Etat au commerce et à l’industrie, assure que seuls des capitaux publics, de moitié en provenance de l’Etat et de l’autre en provenance de la Caisse des Dépôts, seront injectés dans le capital de La Poste. Mais personne n’est dupe, surtout pas les employés : l’ouverture de capital conduit toujours à une privatisation. France Telecom et GDF peuvent « témoigner ». Et ces groupes privatisés n’ont pas d’autre but que de satisfaire les actionnaires. Faire du chiffre au profit de ces derniers a peu de chose en commun avec un service public de qualité et de proximité pour les citoyens. D’ailleurs, en cas d’urgence, « les particuliers sont toujours servis après les gros clients », révèlent certains employés.

Et même pour les entreprises, ce sont les plus importantes d’entre elles qui auront la possibilité de s’offrir certains avantages, puisqu’il n’est plus question de parler de service. En effet, si une entreprise veut pouvoir ouvrir son courrier dès 8h, il lui en coûtera plus cher que si elle préfère le lire à midi, et encore plus qu’à 17h. La logique la plus équitable est en marche, dirait-on…

Malgré tout, avant le 1er janvier 2010, il est possible de limiter la casse. A Vitry, la mobilisation avec le Comité de défense de La Poste a obtenu des résultats éloquents. Le bureau de Poste du centre-ville a été rénové ; celui du Petit-Vitry (quartier du 8 mai 45) a été réhabilité ; un bureau a été créé à Concorde-Stalingrad ; un accord a été trouvé pour améliorer l’accueil et réduire le temps d’attente. Ces acquis sont de vraies victoires pour tous les habitants. C’est bien en multipliant les prises de position et les actions que tous ensemble nous pourrons défendre et préserver un service postal de qualité. 

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- Pour mémoire ou pour exemple, la privatisation de la Poste suédoise en 94 a entraîné 70% de hausse des tarifs , 25 % de bureaux en moins, ¼ des emplois postaux supprimés.

- L’envoi d’un colis de 1,5 kg coûte 7,40 € en France, 4,30 € en Belgique, 3,90 € en Allemagne.

- En France, seul un départ sur deux en retraite sera remplacé d’ici 2012

  - Le colis classique a disparu, le Colissimo est apparu, nettement plus cher !

 

 

                                       

 

 

Par Alain Audoubert - Publié dans : Service public
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Lundi 8 septembre 2008 1 08 /09 /Sep /2008 11:29

Courant juillet, la direction de la Poste et le gouvernement ont décidé d'engager un processus de privatisation de la Poste. Il s'agirait dans un premier temps d'ouvrir le capital à hauteur de 20 %.

Ni les usagers, ni les élus, ni même les personnels et leur représentants n’ont été informés en amont de cette réflexion. L’opacité et la précipitation constatées autour du projet attestent du mauvais coup qui sera encore une fois porté aux services publics.

163 000 personnes travaillent à la Poste, 2ème employeur français après l’Etat. Combien d’emplois seront-ils supprimés pour que la Poste devienne une entreprise rentable ?

 

Aspirant à devenir le premier réseau bancaire et de services de proximité, la Poste se doit d’être à la hauteur des enjeux en assurant une bonne qualité de services. Une distribution efficace du courrier, c’est bien le moins que les usagers puissent attendre du service public de La Poste.

 

La Poste doit rester un service public et contribuer au lien social entre les habitants. Suite aux problèmes récurrents de files d’attente interminables aux guichets et dans la distribution du courrier, un Comité vitriot de défense du service public de la Poste s’est constitué l’an dernier. Son action a été couronnée de succès : la rénovation du bureau de poste de Centre, la réhabilitation du Petit Vitry et la création d’un bureau dans le quartier nord de la ville. Pour autant, tout n’est pas réglé, loin s’en faut.

 

La privatisation des services postaux - tous les précédents l’ont montré - conduit toujours à une baisse de qualité du service, à une diminution des effectifs, à une hausse des prix et à plus de contraintes pour les usagers, pour satisfaire aux sempiternelles exigences de rentabilité.

 

On peut craindre de nombreuses fermetures de bureaux ainsi qu’une réduction des horaires d’ouverture et la poursuite du désengagement en zone rurale. On peut craindre aussi que le service ne soit pas assuré 6 jours sur sept comme c’est le cas aujourd’hui, ou que le courrier posté un jour arrive le lendemain, comme il est précisé dans les engagements de service public de la Poste.

 

Le Comité vitriot de défense du service public de la Poste se réunira le 17 septembre à 20h, en mairie. Nous discuterons des actions à mener ensemble, car il est urgent de nous mobiliser pour nous opposer au processus de privatisation et pour défendre un service public postal moderne, de proximité et de qualité pour tous les citoyens, à Vitry comme ailleurs.

 

 

 

Par Alain Audoubert - Publié dans : Service public
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Mercredi 18 juin 2008 3 18 /06 /Juin /2008 13:42

Economiser 7 milliards d’euros de 2009 à 2011 sur le dos du service public, c’est le but du gouvernement Sarkozy avec le remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. L’an prochain, 35 000 postes seraient ainsi concernés. Mais le gouvernement n’indique pas quelle branche du service public serait la plus touchée par ces départs. La Revue Générale des Politiques Publiques (RGPP) se penchent dangereusement sur les retraites et l’assurance-maladie. Les caisses de l’Etat sont vides ? Qu’importe ! Elles doivent certainement disposer d’un astucieux double fonds pour gratifier les privilégiés des 9 milliards de cadeaux fiscaux cette année. Il n’y aura sans doute aucune difficulté pour en trouver encore 15 pour les mêmes privilégiés l’an prochain. Oui, 15 milliards…

 

A qui profite ces cadeaux fiscaux ? Essentiellement au dixième le plus favorisé des contribuables. Les droits de succession sont divisés par deux et l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF) est tout simplement supprimé. Nombre d’économistes s’accordent pour dire que ces largesses n’auront aucun effet direct sur la croissance à long terme. Plus grave : que le taux d’emploi restera inchangé. Et le coût d’une telle décision signifie aussi que la dépense publique sera réduite.

 

Ces cadeaux apparaissent grotesques pour ne pas dire effroyablement injustes. Pour que des grandes entreprises restent rentables, pour que les très riches aient moins d’impôts à payer, l’Etat se charge de diminuer les crédits destinés à la rénovation des cités HLM de banlieue, de moins financer les transports pour les familles nombreuses, de supprimer 600 euros par enfant sur les allocations familiales…

 

Cette vision rétrograde de la société, il faut s’attacher à la démonter, à la dénoncer et à la combattre. Et ce ne sont pas des appellations pompeuses et faussement méthodiques comme cette « RGPP » qui réussiront à camoufler la médiocrité de ces idées d’un autre âge. Les usagers vont en pâtir, la qualité du service public, si ce n’est le service public lui-même en subit et en subira les conséquences néfastes.

 

Restreindre la politique sociale au minimum m’est insupportable. Je ne l’accepte pas et je me joins à l’appel* pour une vaste mobilisation citoyenne pour mettre un terme à cette politique destructive car oui, nous avons besoin de services publics et des valeurs de solidarité.

A Vitry, avec les usagers et les comités de défense, nous continuerons à agir.

 

* Pour lire l’appel ou le signer : http://service-public-notre-richesse.fr/

 

 

 

 

Par Alain Audoubert - Publié dans : Service public
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