Société

Mercredi 27 mai 2009 3 27 /05 /Mai /2009 09:47

Dimanche 24 mai, des caravanes de gens du voyage se sont installées au parc départemental des Lilas sur le grand mail. La police nationale était sur place. J’ai été mis devant ce fait accompli tout comme le Conseil général qui a engagé une procédure pour obtenir l’évacuation du parc.

La Ville de Vitry, qui a crée une aire d’accueil organisée pour les gens du voyage en conformité avec la réglementation, a transmis l’information sur les conditions d’accueil dans cette structure aux services du Conseil général.

Soucieux de la tranquillité du parc et du respect de sa vocation, je souhaite, comme le Conseil général, que les occupants illicites quittent les lieux au plus tôt.

A l’avenir, il conviendrait que les autorités préfectorales ne se contentent pas de tolérer ce genre de rassemblements dans les parcs départementaux, lieux tout à fait inadaptés, et prennent toutes mesures pour éviter de telles installations. De son côté, le département gestionnaire du parc devrait réfléchir à des mesures de protection des espaces.

Je souhaite, pour ma part, que les Vitriotes et les Vitriots puissent retrouver un usage normal de cet espace de détente et de loisirs.
Par Alain Audoubert - Publié dans : Société
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Mardi 9 septembre 2008 2 09 /09 /Sep /2008 16:47

Coupable ou pas, toute personne pourrait être fichée, pourrait figurer dans ce vaste fichier « d’Exploitation Documentaire de Valorisation de l’Information Générale » (EDVIGE). Militants, personnalités politiques, parents d’élèves, simples acteurs de la vie économique, étudiante ou religieuse seraient concernées. Aucun milieu, aucun domaine de l’activité humaine n’échapperait à cet outil de surveillance informatique. Et c’est cela qui est inacceptable. Les amis, les relations mêmes de ces personnes y seraient aussi indiqués. Et ce, dès l’âge de 13 ans. Et ce, dans le seul but d’informer le gouvernement.

D’aucuns avancent que ce fichier ne fait que reprendre les données des Renseignements Généraux. C’est peu probable, puisque les seuls individus fichés jusqu’à présent étaient ceux censés menacer la sécurité publique, la sécurité des personnes.

Aujourd’hui, EDVIGE est présenté comme un fichier des personnes susceptibles de troubler l’ordre public. Voilà une notion bien plus vague, bien plus difficile à définir. Des personnes qui font la fête chez eux un samedi soir un peu trop tard seront fichés pour une durée indéterminée ?

Selon le ministère de l’Intérieur, il faut « enrayer l’explosion de la délinquance des mineurs et lutter contre les phénomènes de bandes ». Certes, mais justifier ainsi cet outil de surveillance s’avère téméraire. Ce seul outil de surveillance permettrait de réaliser l’objectif de freiner la délinquance ? Rien n’est moins sûr. Et ces quelques lignes ministérielles en disent long sur les méthodes à venir. Elles vont à contre-sens de tout le travail effectué depuis des années par les éducateurs. Ces derniers prônent la prévention, le travail en amont, l’écoute, la construction de structures adaptées pour les jeunes. Toutes ces sages recommandations seraient à jeter aux orties, au détriment des personnes et en faveur d’un tout-sécuritaire illusoire, liberticide et fondé sur des préjugés ?

 Une société qui observe ses citoyens et s’en méfie, sans leur venir en aide d’une façon ou d’une autre, ne peut qu’élargir des fossés déjà existants. Une société qui stigmatise et sanctionne sans prévenir grâce à un outil arbitraire peut vite devenir arbitraire elle-même. Alors, quand le ministère de l’Intérieur affirme qu’ « un chiffrage global n’aurait aucun sens », je dis que c’est l’outil lui-même qui n’a aucun sens.

 Je partage donc l’opinion de celles et ceux qui condamnent un tel fichage ; en tant que maire, bien sûr, mais aussi en tant que citoyen attaché aux libertés et à la démocratie.

Par Alain Audoubert - Publié dans : Société
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Jeudi 3 juillet 2008 4 03 /07 /Juil /2008 15:59

 C’est avec beaucoup de joie que j’ai appris la nouvelle de la libération d’Ingrid Betancourt. Le bonheur des siens de la retrouver enfin, en bonne santé, doit être immense. Et au-delà de toute considération politique, c’est bien sa présence, son existence et son sourire qui importent le plus. Elle est restée pendant plus de six ans l’otage des Farc. Pendant ces six longues années, sa famille a œuvré sans relâche auprès des gouvernements pour qu’elle soit libérée. L’espoir de la liberté s’est maintenu coûte que coûte, autant chez la prisonnière que chez ses proches.

 

Il faut se réjouir aujourd’hui de cette libération tant attendue. La liesse qui débute prend un sens profond. Car Ingrid Betancourt a représenté pendant six ans la résistance à la violence. Et à présent, prononcer son nom évoquera toujours la lutte contre l’injustice, contre la corruption, contre l’arbitraire.

Je voudrais encore une fois saluer le courage, la résolution, la dignité et l’engagement de cette femme exceptionnelle, car toutes ses qualités forcent l’admiration.

Par Alain Audoubert - Publié dans : Société
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Mardi 24 juin 2008 2 24 /06 /Juin /2008 10:50

Des entreprises les emploient, les rémunèrent, ils paient leur cotisation sociale, leur loyer, certains assurent les revenus d’une famille entière avec des enfants. Pourtant, sous le gouvernement Sarkozy et Hortefeux, ils sont des parias tombant sous la menace permanente d’une arrestation, d’une détention dans des prisons de transit avant l’expulsion vers leur pays d’origine.

 Il faut faire cesser l’humiliation subie par ces hommes retenus dans les centres de rétention. Ce ne sont pas des lieux carcéraux de justice, mais des lieux administratifs.

La politique du chiffre est à bannir. Elle est néfaste. Car elle fait oublier la personne qui souffre. Dans ce sens, les préfectures respectent de moins en moins les droits des sans-papiers. En effet, quand l’un d’entre eux s’y rend, il n’a aucune information pour savoir s’il aura une carte de séjour, un refus ou s’il sera expulsé. Que font les entreprises qui les emploient ? Où est le respect de la vie des familles ? Le ministère Hortefeux commence à écorner dangereusement les droits des personnes. Enfin, selon la CIMADE, très peu de suivi et encore moins de moyens de « réintégration » existent pour ces sans-papiers une fois qu’ils ont été reconduits dans leur pays d’origine. Ainsi, il s’avère primordial qu’ils obtiennent des papiers pour demeurer en France.

L’action engagée par la CGT, soutenue par l’association Droit devant, pour qu’ils obtiennent des papiers -justifiés au regard de leur situation de travailleur, possédant très souvent la promesse faite de leur patron de les maintenir dans leur emploi- permet une régularisation importante. On n’est pas au bout du processus. Il faut continuer, apporter un soutien effectif à ses salariés étrangers et à leur famille.

C’est bien pourquoi, je soutiens la marche qui est organisée à Vitry le 28 juin à l’appel de différentes organisations de gauche et de syndicats.

Par Alain Audoubert - Publié dans : Société
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