Santé

Mercredi 14 décembre 2011 3 14 /12 /Déc /2011 17:04

Je souscris pleinement à l’appel lancé par ma collègue Maire de cette ville contre cette  nouvelle conséquence de la politique gouvernementale conduite par l’ARS pour réduire les moyens du service public livré aujourd’hui par pans entiers au marché de la concurrence en application des directives européennes.

 

Ainsi, alors qu’il n’existe plus juridiquement d’hôpitaux publics, ceux-ci contraints à la rentabilité, à la performance, sont contraints à l’influence administrative et économique de l’Agence Régionale de Soins. Cette transformation progressive de l’hôpital en entreprise où les praticiens ne seraient plus que des producteurs de soins assujettis à un système d’intéressement, tourne le dos aux besoins des populations, à l’exigence humaine d’accès aux soins, à la qualité de ceux-ci.

 

La permanence des soins de Villeneuve-Saint-Georges est indispensable tout comme les moyens du centre hospitalier intercommunal pour ses activités et en personnel, et cela concerne nos populations dans ce bassin du Val-de-Marne où d’autres menaces existent. Pour Henri-Mondor et Charles-Foix, l’action conjuguée des populations, des personnels et des élus, a permis de faire reculer l’ARS et le ministre de la santé. Continuons ensemble dans l’intérêt de tous !

Par Alain Audoubert - Publié dans : Santé
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Jeudi 20 janvier 2011 4 20 /01 /Jan /2011 14:40

Alors même qu’un appel de 120 médecins vient d’être lancé pour résister aux restrictions d’accès aux soins et ce, en soutien au médecin vitriot Didier Poupardin*, des menaces de fermeture planent sur le service de chirurgie cardiaque du CHU Henri-Mondor à Créteil. Les raisons invoquées : celles de la soit-disant restructuration de l’Assistance Publique des Hôpitaux de Paris (AP-HP) qui vise à regrouper ce service avec la Pitié-Salpétrière, à Paris.

 

Le service du CHU de Créteil est le seul de tout l’Est francilien dans sa spécialité. 73 % des habitants du Val-de-Marne y sont opérés, 15 % seulement à la Pitié. Dans le domaine de la chirurgie cardiaque, le temps d’intervention s’avère décisif. Et c’est par une certaine proximité qu’on peut le réduire au mieux. La fermeture de ce service représenterait un démantèlement supplémentaire du secteur public et obligerait les habitants de cette zone géographique à se rendre à Paris, à l’ouest de Paris ou dans les cliniques privées. Et à l’est,  la régression semble programmée. La mise en concurrence entre territoires et entre établissements est à l’œuvre. La rentabilité aussi.

 

Il en va de même pour l’hôpital Charles-Foix, dont le service gériatrique verrait 300 de ses lits supprimés. Là aussi, le regroupement s’effectuerait avec la Pitié-Salpétrière. Pourtant, à Charles-Foix, un projet de pôle d’excellence du très grand âge doit ouvrir ses portes dès juin prochain. Pourtant encore, la question de la dépendance semble s’inscrire dans le débat politique national. Alors, quelle logique entrevoir dans cette volonté de suppression, si ce n’est une logique de déséquilibre dans l’offre de santé, entre les territoires et entre les populations ? 

 

Je déplore et condamne ces mesures réductrices et destructrices pour notre région et pour l'accessibilité aux soins des Vitriots et plus largement, des habitants d'Ile-de-France et je ferai tout pour m’opposer à la réalisation de celles-ci.

 

 

 

 

 

 

 

* En procès avec la CPAM du Val-de-Marne pour avoir prescrit aux malades longue durée des médicaments remboursés à 100 %…

Par Alain Audoubert - Publié dans : Santé
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Mardi 5 mai 2009 2 05 /05 /Mai /2009 17:24

Sanofi-Aventis adapte le site industriel de Vitry aux biotechnologies*. Le 5 mai, Luc Chatel, secrétaire d’Etat chargé de l’Industrie et de la Consommation auprès du ministre de l’Economie et de l’Industrie, s’est rendu sur le site pour lancer avec les responsables du groupe pharmaceutique le projet Biolaunch, une plate-forme dédiée aux biotechnologies regroupant les activités de recherche, de développement et de production.

Les 200 millions d’euros d’investissement, les 3 500 m² d’atelier de production et près de 200 emplois supplémentaires permettront de produire des anticorps monoclonaux dès 2012. Ces anticorps serviront à créer « des traitements plus ciblés, plus efficaces et plus sûrs », a expliqué Chris Viehbacher, directeur général de Sanofi-Aventis. Ils aideront à lutter contre le cancer et les maladies auto-immunes ainsi qu’à limiter les rejets de greffe. Les activités de Biolaunch contribueront aussi à produire vaccins, insulines et héparines. L’atout majeur de ce projet s’inscrit dans la synergie, dans la proximité des équipes de développement et de production.

Selon celui-ci, cette usine est « importante pour la compétitivité de la France. Il s’agit de regarder vers l’avenir et l’avenir, ce sont les biotechnologies. Cette usine est aussi synonyme de postes à forte valeur ajoutée pour les jeunes. L’investissement se situe dans les équipes du site de Vitry ». Luc Chatel a enchéri en décrivant le site de Vitry comme un « fleuron » historique amorçant parfaitement le virage important des biotechnologies : « C’est un secteur stratégique de notre économie, porteur d’avenir. La croissance devrait s’y maintenir au delà de 4 %, ce qui signifie qu’il est un véritable réservoir d’emplois. Un pacte d’engagement entre l’Etat et les grands laboratoires se mettra en place pour reproduire les ‘success stories’ des années passées. Le rôle de l’Etat est bien d’accompagner les pôles de compétitivité et Sanofi s’avère un moteur dans son domaine. Ma conviction est d’aller encore plus loin. Il faut créer un lieu unique, un véritable campus destiné à fédérer les pôles biotechnologiques ».

 Il est à noter que Biolaunch s’accompagnera d’un grand programme de formation de 8 mois aux nouveaux métiers des biotechnologies, ouvert aux salariés Sanofi de Vitry.

89 emplois seront directement liés au nouvel équipement Biolaunch. A la question d’un journaliste à ce sujet, la direction se veut rassurante : « Un site tel que Biolaunch apporte de la valeur ajoutée. Nous allons essayer d’avoir un maximum d’employés sur ce nouveau site. Sur les 640 postes actuels, 320 seront supprimés à terme. Il restera 320 postes. Nous avons 2 ans pour reclasser 70 personnes. Les autres ont déjà été reclassés ou en fin de carrière. Cela nous laisse du temps. D’ici 2011, nous trouverons des solutions pour tous les salariés », a indiqué le directeur industriel de Sanofi. Je serai particulièrement vigilant sur cette question des reconversions.

* La biotechnologie est une technologie mettant en œuvre un organisme vivant en vue de produire une substance pharmaceutique

Par Alain Audoubert - Publié dans : Santé
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