Vendredi 4 mars 2011
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Dans une quinzaine de jours, les expulsions locatives pourraient reprendre. Mais sans relogement prévu, elles sont
inenvisageables et inadmissibles. Le droit au logement est pourtant un droit fondamental. A Vitry, comme dans de nombreuses autres villes à direction communiste, républicaine et citoyenne, des
vœux au Conseil municipal ont été présentés et un arrêté, cette année encore, a été pris pour lutter contre cette pratique injuste et méprisante à l’égard de toute dignité humaine.
Le but de prendre de tels arrêtés – considérés comme illégaux par les Préfectures – est non seulement de mettre fin à ce mépris
mais aussi d’obtenir de l’Etat une modification de la loi qui interdise de telles expulsions. Car le droit au logement n’est pas assuré aujourd’hui en France, ignorant la situation de grande
précarité de nombreux foyers ainsi que le contenu de plusieurs textes de références (comme la Déclaration des droits de l’homme et récente loi DALO, entre autres).
L’aide au logement social diminue et l’offre en logements sociaux tend aussi à diminuer, du fait, par exemple, de la mise en
vente de lots importants de ces logements par certains bailleurs. Les discours de solidarité émanant du gouvernement ne sont pas sincères puisque démanteler ainsi le logement social, c’est mettre
en concurrence déloyale ceux qui son solvables et ceux qui ne le sont pas. L’Etat, par ce choix d’aider plutôt l’accession à la propriété, n’assure aucune solidarité nationale. Il bafoue aussi sa
fonction d’être le garant du droit au logement en continuant à pratiquer ces expulsions locatives.
Le mardi 15 mars prochain à 11h, salle du Conseil municipal à la mairie de Villejuif, soyons nombreux à nous mobiliser contre
ces expulsions et pour le droit opposable au logement prévu par la loi DALO. Des élus et des maires répondront à la presse et signeront collectivement des arrêtés anti-expulsions.
Par Alain Audoubert
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Publié dans : Logement
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Vendredi 10 décembre 2010
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15:33
Prélever aux organismes HLM 340 millions d’euros par an pour financer en place de l’Etat est inacceptable !
C’est un projet insoutenable et inéquitable que veut mettre en place le gouvernement. Ce prélèvement revient à taxer les loyers
HLM de 2 à 2, 5 % par an. Le tour de passe-passe est d’une perversité rare : l’Etat n’apporte plus son aide en matière de logement social et fait payer ce coût aux locataires et aux
bailleurs sociaux. La logique est inversée. Mais, sous prétexte d’économies, le message est clair : « Locataires : soutenez-vous les uns les autres ! » On avait déjà entendu,
il y a quelques mois, pareille manifestation d’immoralité avec le financement du coût de leur maladie par les malades eux-mêmes. Devant de tels projets, la notion de solidarité nationale se vide
de sens et la république avec.
De quelle morale se réclame-t-on lorsque l’on impose aux seuls locataires de financer le logement social alors que tous les
Français financent le bouclier fiscal ? Il ne s’agit pas, pour le gouvernement, de taxer les riches ou les transactions financières, mais de faire encore un peu plus les poches des plus
modestes.
En Ile-de-France, 400 000 personnes sont en demande de logement. 55 000 dans le Val-de-Marne, 4 600 à Vitry. Les aides à
la pierre de l’Etat s’élevaient en 2008 à 800 millions d’euros. En 2013, elles ne seront plus que de 60 millions. Cela signifie que la construction de logements sociaux neufs sera menacée.
Plusieurs dizaines pourraient l’être aussi à Vitry. Si le Sénat a rejeté ce projet de « contribution », l’Assemblée nationale a estimé que, selon leur « potentiel », les
organismes HLM pourraient se soumettre à ce prélèvement. Les trois-quarts de ceux-là seraient concernés. Toutes les fédérations, les organismes et de nombreux élus du Val-de-Marne et de la région
ont dénoncé ce projet.
A Vitry, au dernier conseil municipal, un vœu, voté à l’unanimité et allant dans ce sens a été adressé au Premier ministre.
C’est par l’action et la mobilisation que les locataires et le logement social pourront être préservés.
Lire le voeu voté à l'unanimité au Conseil municipal du 17 novembre 2010
:
Voeu sur Logement
Par Alain Audoubert
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Publié dans : Logement
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Mardi 9 février 2010
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13:59

A Vitry, comme ailleurs, le logement social est bon élève en matière d’économie d’énergie et de développement durable : il consomme 30% d’énergie en moins, moyenne, par rapport au parc locatif
privé résidentiel. L’Etat, qui a la responsabilité du logement social et du déclenchement de ses financements pour le neuf et le réhabilité, n’a pourtant rien prévu dans son Grand emprunt à cet
effet. Or, tout le secteur du logement social représente des emplois durables, des réponses concrètes pour économiser les énergies, réduire la facture des charges locatives pour les locataires.
A Vitry, le raccordement au chauffage urbain, la mise en place de la collecte pneumatique des déchets ménagers, les travaux d’isolation, l’application des normes haute qualité environnementale dans
toutes les nouvelles constructions d’équipements ou de logements sociaux contribuent sérieusement au Grenelle de l’environnement.
Deux éco-quartiers sont d’ailleurs soutenus par l’Etat dans le cadre de l’OIN, au Moulin-Vert et sur la RD5 sud. Il faut souligner
d’ailleurs que les travaux de performance énergétique font appel à des filières innovantes mais celles-ci ne seront pas soutenues par le Grand emprunt. C’est un non-sens pour le nécessaire
développement de la filière voltaïque par exemple qui est un soutien du secteur du bâtiment et le maintient d’activités non délocalisables.
Oui, tout le secteur du logement social en France participe à la réduction des gaz à effet de serre et le Président Sarkozy aurait du entendre les co-présidents de la commission, MM Rocard et Juppé
qui préconisaient un fonds de 2 milliards d’euros pour financer des prêts à taux zéro destinés à la réhabilitation thermique de 700 000 logements sociaux. Alors que les bailleurs sociaux prennent
leur responsabilité dans un contexte difficile pour tous les financements, l’Etat, sur ce sujet comme bien d’autres, se défile.
Par Alain Audoubert
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Mercredi 18 mars 2009
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10:07
La date du 15 mars marque la
fin de la trëve hivernale concernant le logement. L'hiver passé, les expulsions redeviennent possibles. Elles peuvent cette année encore, toucher un nombre croissant de locataires en titre. Avec
un loyer et des charges en augmentation et des revenus en baisse ou en tout cas en stagnation depuis longtemps, des locataires sont fragilisés. L'accès au logement reste pour beaucoup
problématique et le maintien durable dans un logement devient plus incertain pour d'autres.
La part du logement dans le budget des ménages prend une place si importante que les autres postes (alimentation,
loisirs, transports…) sont réduits. Toutes les associations se préoccupant des questions de logement constatent et dénoncent cette dangereuse évolution.
Trop souvent, le coût du logement devient insupportable. C’est alors que l’habitat précaire menace ceux-là même
qui pensaient bénéficier d’un logement dit durable.
Lorsque Christine Boutin affirme dans le Parisien du 12 mars que « désormais, il n’y aura plus de personnes
mises à la rue, plus d’expulsions sans solution de remplacement. Un préfet ne mettra plus à exécution un jugement d’expulsion sans proposer un relogement ou un hébergement », et lorsque
qu’on lit la loi qui porte son nom, indiquant bien que les délais que le juge peut accorder au locataire passent de 3 ans à une seule année, quel discours prendre sérieusement en compte ?
Quelle Boutin croire ? Celle de la loi édictée ou celle des mots frappés du sceau de l’hypocrisie ?
Que penser de la baisse de 7 % du budget de son ministère ? De la destruction des appuis que représentaient
le 1% et le livret A pour la construction de logements sociaux ?
Un peu plus de rigueur dans la conduite de ce dossier serait bienvenue pour apporter un peu plus de réponses
respectueuses des personnes en difficulté et subissant tous les jours les conséquences d'une politique de régression sociale. Un peu plus de mesures concrètes aussi :
Notre pays doit se pourvoir d’un programme bien plus conséquent en matière de logement social . C’est évident. Les
barrières de la discrimination financière pour accéder à un logement digne doivent être brisées et le marché immobilier n’a pas à imposer ses lois au logement social.
Il faut obtenir que les loyers soient acessibles, que les expulsions soient interdites pour tous les locataires de
bonne foi et que le droit à un logement stable en soit un.
Par Alain Audoubert
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Publié dans : Logement
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