Pour l’instant, la Palestine n’est pas encore un Etat, elle n’est qu’un nom, une « entité non-étatique », pour emprunter l’absurde jargon technocratique. Mahmoud Abbas, le président palestinien, a entrepris il y a quelques semaines de faire reconnaître son pays auprès du Conseil de sécurité des Nations Unies afin d’y devenir le 194e pays représenté. Depuis 2 ans en effet, les négociations avec Israël sont au point mort. Et Israël, reconnu comme Etat depuis 1948, continue de coloniser les terres palestiniennes, en toute impunité. A cette date pourtant, le droit international reconnaissait déjà le droit à la Palestine d’avoir des frontières. Malgré le temps perdu, 127 Etats soutiennent aujourd’hui la Palestine dans cette démarche de reconnaissance de ses frontières de 1967, avec Jérusalem-Est comme capitale. Il est temps que cette aspiration légitime à la souveraineté devienne réalité concrète. Pour que la Palestine et Israël soient sur un pied d’égalité, pour que les négociations puissent se faire d’égal à égal, pour que cessent définitivement humiliations et abus de pouvoir.
Israël s’inquiète de cette reconnaissance et n’est pas d’accord, et après ? La paix ne se fait pas entre pays amis. Elle est fondée sur une main tendue à l’autre, une main tendue à l’ennemi d’hier. Cette main signifie qu’un dialogue, un échange a eu lieu. La paix s’écrit à deux : deux conceptions ou deux peuples en désaccord vont trouver un terrain d’entente, un espace où ils s’écoutent, se comprennent, se respectent et s’accordent.
Il serait tout à l’honneur de la France de devenir le premier pays européen à reconnaître un Etat palestinien. Alain Juppé, ministre des affaires étrangères, assurait que la France « prendrait ses responsabilités » quant à ce sujet. Mais lesquelles ? Celles qui consisteraient à s’effacer dans le sillage du veto américain ? Il est dit dans la presse qu’Obama ne veut pas froisser son électorat à quelques encablures des élections présidentielles. Que veut vraiment le président américain, qui disait il y a un an, jour pour jour à l’ONU : « Nous pouvons revenir l’année prochaine avec un accord qui amènera un nouvel Etat membre aux Nations unies, un Etat palestinien indépendant et souverain, qui vivra en paix avec Israël » ? Juste se dédire pour mieux se faire réélire, et exercer son pouvoir une poignée d’années ? Ou entrer dans l’Histoire en prenant la seule décision courageuse qui apportera la Paix entre les deux pays et dans le Proche-Orient pendant longtemps ? On comprend mieux la détermination des Palestiniens devant les promesses jamais tenues des plus grandes puissances mondiales.
Aussi, le 23 septembre, Vitry soutiendra de toutes ses forces la demande de reconnaissance de l’Etat palestinien à l’Onu, parce que tout simplement, c’est le meilleur moyen pour protéger la paix.
Et je vous invite à signer cette pétition que nous envoyons au président français pour que la France reconnaisse la
Palestine.
Pétition Palestine ONU
Vous pouvez envoyer la pétition remplie à cette adresse : al.audoubert@gmail.com
Jeudi 30 juin dernier, une dizaine
d’enfants de Jéricho et deux accompagnateurs ont atterri en France pour venir passer quelques jours à Vitry et dans le centre de vacances de Méaudre. Dès vendredi, ils ont pu visiter Paris et
découvrir, entre autres, la tour Eiffel. Une balade en bâteau-mouche a réussi à combler une partie de leur curiosité et de leur enthousiasme. Samedi matin, à l’heure du petit déjeuner, une partie
de l’équipe municipale ainsi qu'Alexandrine Seri, ajointe au maire de Bonneuil chargée des relations internationales, les a accueillis en présence des familles vitriotes qui allaient les héberger
durant deux nuits. J’en profite pour remercier encore


Le contingent de
l’ONU déployé au Sahara occidental, qui est appelé MINURSO (Mission des Nations Unies pour l’organisation d’un Référendum au Sahara Occidental) a un mandat de maintien de la paix depuis 20 ans,
renouvelé chaque année. Cette année encore, ce mandat a été renouvelé. Cette année encore, la résolution exhorte le Maroc et le Front Polisario à poursuivre des négociations « en vue de
parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable qui pourvoie à l’autodétermination du peuple du Sahara occidental ».

