Education

Mercredi 18 janvier 2012 3 18 /01 /Jan /2012 11:05

 

 

En présence des représentants de M. l’Inspecteur d’Académie et du Conseil Régional, de nombreux élus, de Directrices et Directeurs d’écoles, d’enseignants, de représentants d’associations de parents d’élèves, d’amicales de locataires, de l’association Les Monis, de Directrices, Directeurs et chefs de services municipaux, de l’architecte et de l’artiste ayant réalisé une oeuvre, de nombreuses personnes se pressaient pour l’inauguration officielle de l’école Jules-Verne, samedi 14 janvier matin.

 

Prenant la parole et renouvelant ses voeux pour 2012, Alain Audoubert, Maire de Vitry, a souhaité qu’elle soit porteuse tout d’abord d’éducation de qualité, qu’elle permette aux jeunes de notre ville de réussir dans leurs études, dans leur vie personnelle et professionnelle. 


"L’inauguration de cette école élémentaire Jules Verne témoigne, s’il en était besoin, des efforts que nous déployons à Vitry pour qu’étudier, s’instruire soit une chance pour chacune et chacun. Faire ce pari du savoir et de l’intelligence, tout faire pour la réussite des enfants de Vitry, pour développer toutes les potentialités de la jeunesse reste notre ambition plus que jamais.

 

D’autant que l’éducation nationale recule dans ses missions et ses moyens au service de l’école, de l’accès aux apprentissages fondamentaux de tous les élèves. Depuis 2007, l’Education Nationale et les valeurs de l’école publique et laïque sont une cible. Après la suppression de 16 000 postes à la rentrée 2011, 14 000 sont annoncées en 2012.

 

Lors de ses voeux au monde de l’éducation, le Chef de l’Etat a proposé de nouvelles réformes pour aller encore davantage vers une école inégalitaire où les élèves seront triés et sélectionnés dès le plus jeune âge, où les établissements et les personnels seront en concurrence les uns avec les autres, offrant un savoir différencié selon l’origine démographique et sociale des enfants. Cela, à la merci des moyens financiers des collectivités locales, des entreprises ou même des parents. Un service public national est indispensable avec des personnels en nombre suffisant, réellement formés et sous statut de la fonction publique.

 

Pour notre part, les efforts que nous déployons permettent à l’ensemble des partenaires de se rencontrer, d’examiner les problèmes communs liés à la scolarité, au soutien scolaire, à la parentalité, à la santé même des enfants et des adolescents.

 

De même, nous défendons les conditions d’enseignement dans chaque école, chaque collège et chaque lycée de Vitry. La commune joue un rôle essentiel, elle ne remplace pas celui de l’Etat, enfin de ce qu’un Etat doit prendre en charge en matière d’avenir de la jeunesse, de l’éducation.

 

C’est une question fondamentale qui concerne 9200 élèves, qui représente 30% du budget de la ville consacré à l’enfance et à la jeunesse. Une dépense éducative par enfant scolarisé de 2200 euros pour la ville, plus de 8 millions par an pour l’entretien du patrimoine scolaire.

 

Des moyens en fonctionnement sont alloués à l’ensemble des écoles avec une dotation par élève de 31 euros. Une aide est apportée aux familles ainsi qu’aux enseignants dans le cadre des classes d’environnement, pour que tous les enfants puissent partir. Nous consacrons 115 000 euros par an pour l’équipement des écoles primaires.

 

En matière d’équipements scolaires, après la construction de la nouvelle école maternelle Louise Michel et le chantier de restructuration complète de l’école élémentaire Montesquieu qui s’achèvera à la rentrée prochaine, la nouvelle école élémentaire Jules Verne a ouvert ses portes le 3 janvier et nous avons engagé le processus pour reconstruire l’école Eva Salmon dans le quartier du Port-à-l’Anglais. D’autres opérations font l’objet de crédits d’études.

Tout cela s’effectue en concertation avec tous les acteurs de la communauté éducative, enseignants et parents d’élèves. Le comité des usagers de la restauration permet, quant à lui, de mieux prendre en compte le temps de restauration, la composition des menus, les modalités d’encadrement.

 

Toutes ces relations de concertation s’appuient aussi sur les comptes-rendus de conseils d’école et sur la réactivité des réponses données.

Un comité des parents des centres de loisirs maternels et primaires est associé au fonctionnement des accueils. Des conseils de centre et un conseil d’enfants se mettent en place au sein des structures primaires. De nouvelles orientations redéfinissent les aspects liés à la durée ou au contenu de ces séjours.

 

Enfin, pour faciliter l’accès à la culture scientifique, la ville maintient son soutien à l’Exploradôme, nouveau musée des sciences, du multimédia et du développement durable, qui rencontre un large succès avec plus de

50 000 visiteurs par an.

 

Pour l’enseignement secondaire et le supérieur, le travail partenarial avec le conseil général se poursuit sur la re-sectorisation des collèges. Des réflexions se poursuivent pour la reconstruction du collège Lakanal dans le secteur Allende, des collèges Monod et Perrin qui feront l’objet de reconstruction et de rénovation.

 

A l’heure où l’école se désagrège dans notre pays, de réformes en réformes, de suppressions de postes en suppressions de postes, malgré les mobilisations, les résistances de l’ensemble de la communauté éducative et des élus locaux, on peut prendre la mesure du poids des collectivités locales, des solidarités qu’elles expriment au quotidien en services rendus.

 

L’inauguration, ce matin, de l’école élémentaire Jules Verne doit nous interroger à juste titre sur le rôle irremplaçable des communes dans les réponses apportées aux besoins des populations à tous les âges de la vie. Une école neuve, cela prend du temps, cela coûte cher : 10,5 ME dont une contribution de la région de 1,95 ME et exceptionnellement de l’Etat de 1,56 ME.

 

Cette école est un investissement durable pour plusieurs générations.

Il en est ainsi dans bien des domaines, dans l’ambitieux projet de ville/projet de vie mit en oeuvre et que nous poursuivons à Vitry pour un développement durable économique, urbain, social, culturel et écologique de la commune, pour faire de Vitry une ville complète dans toutes ses fonctions et services utiles à la population. Et vous le savez bien, cela, dans un contexte de situation économique d’aggravation des conditions de vie, notamment sociales.

 

Ce bâtiment, oeuvre de l’atelier d’architecture et d’urbanisme Marjolijn et Pierre Boudry, réalisé sur la base d’un programme établi en concertation avec la communauté éducative, s’insère au coeur du grand ensemble, en zone d’éducation prioritaire. Son architecture est adaptée à une démarche de développement durable répondant aux normes de haute qualité environnementale.

Dans le cadre du 1% culturel, une oeuvre de Monsieur Edouard Sautai, L’Albâtros survolant l’Île Lincoln, imaginée par Jules Verne, prend toute sa place dans ce nouvel établissement.

 

Outre la relation du bâtiment à l’environnement immédiat, logements et parc des Blondeaux, la gestion de l’énergie de très haute performance confère à cet ensemble sa grande qualité avec 10 classes, 2 classes spécialisées, un espace de restauration aménagé en self-service, une salle informatique équipée, une salle d’arts plastiques, une bibliothèque, une grande salle polyvalente, un cabinet médical, 2 salles pour le réseau d’aides spécialisées, une salle pour l’accueil du matin et enfin une salle pour les parents d’élèves.

 

Nous avons respecté l’engagement pris de reconstruire l’école Jules Verne qu’il avait fallu évacuer pour la sécurité de tous. Je tiens d’ailleurs à remercier toute l’équipe de l’école Victor Hugo pour sa compréhension et sa solidarité tout au long de la période transitoire, nécessaire à la reconstruction.

Tous les élèves avec leurs enseignants ont pris place dans cette école dont le chantier débuta en mars 2010 pour s’achever en décembre 2011. 

 

Permettez-moi de leur souhaiter une bonne année scolaire dans ce splendide bateau où ils trouveront toute leur place avec, je l’espère, beaucoup d’assiduité et de plaisir.

 

Un élève tout à l’heure murmurait ces mots : qu’est-ce qu’elle est chouette notre école ! Oui, elle est chouette, prenez-en soin.

 

Je vous remercie de votre attention.

 

Par Alain Audoubert - Publié dans : Education
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Jeudi 9 juin 2011 4 09 /06 /Juin /2011 15:24

En France, 16 000 postes dont 9 000 postes d’enseignants dans le primaire auront été supprimés à la rentrée prochaine et pas moins de 15 000 classes. 50 000 postes ont disparu depuis 3 ans. A Vitry,  ce sont 571 postes qui sont supprimés dans les écoles, collèges et lycées pour 8 000 élèves de plus.

 

Les enseignants, les parents et les élus sont indignés, autant par ces fermetures en nombre que par les coupes drastiques des moyens accordés aux enseignants en général et aux enseignants spécialisés en particulier. Des moyens sont aussi retirés aux Zones d’Education Prioritaire (ZEP), notamment ceux alloués pour aider à la lecture.

 

Tous les fragments de cette vaste entreprise de démolition du service public de l’éducation par le gouvernement actuel se rejoignent pour former un projet innommable. Celui d’une école publique qui serait loin de proposer une égalité d’accès à l’éducation pour tous. Ce projet de n’est pas acceptable, où les plus faibles seraient poussés vers la sortie dès le plus jeune âge. Ce n’est pas d’une école qui forme de la « chair à entreprise » dont nous avons besoin. Nous avons besoin de citoyens ! De jeunes adultes capables de penser par eux-mêmes, libres de choisir leur voie !

 

Quelques exemples de démolition : la scolarisation des enfants de trois ans se fait de plus en plus rare. L’apprentissage pratique va être supprimé dans les formations professionnelles des enseignants (Instituts Universitaires de Formation des Maîtres). Les remplacements des enseignants deviennent de plus en plus problématiques. L’Académie de Paris elle (c’est-à-dire  l’Etat), a dernièrement organisé une journée de recrutement des professeurs non-titulaires au Pôle Emploi. Le ministre de l’Education, Luc Chatel, soutient ce recrutement, comme si un simple surveillant, un adulte, suffisait à donner des bases éducatives à nos enfants ! Comme s’il n’était pas besoin de se préparer, d’étudier pour enseigner.

 

La liste est encore longue.

 

Mais le seul but du gouvernement est bien de saccager le système éducatif actuel en lui ôtant tous ses moyens humains ou de fonctionnement. Ceci pour faire croire, une fois le marasme installé, qu’il n’y pas d’autres solutions que de mettre son enfant dans le privé ou de lui donner des cours particuliers. Ce même principe retors et destructeur est appliqué à tous les services publics français. On détruit, on déprécie et on offre un marché juteux à tel ou tel secteur. Il ne faut plus laisser faire !

 

Et en ce qui concerne l’école, les conséquences sont simples : d’une part, c’est socialement dangereux et d’autre part, c’est inégalitaire car les plus aisés pourront offrir à leurs enfants une vraie éducation. Mais les autres enfants, que feront-ils, que deviendront-ils ? Le plus haut niveau d’éducation possible pour tous est un des socles fondateurs de l’école publique, laïque et républicaine. Et à Vitry, nous la défendrons par tous les moyens, en soutenant avant tout les enseignants et en pensant à l’avenir de tous les enfants. 

Par Alain Audoubert - Publié dans : Education
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Mardi 15 juin 2010 2 15 /06 /Juin /2010 17:49

Au début du mois mai, un document émanant du ministère de l’Education est parvenu sur les bureaux des recteurs les invitant à trouver des solutions pour réduire le nombre d’enseignants. Autant en primaire qu’au collège. Ce document devait rester interne mais certains recteurs ont sans doute pensé qu’il pouvait être important de le diffuser…

 

Plus de 16 000 postes seraient menacés dès l’an prochain. Et la batterie de « suggestions » émanant du ministère de M. Chatel use d’un vocabulaire proche de celui d’un apprenti grossiste ou d’un aspirant commercial : les enseignants vacataires sont ainsi considérés comme « une ressource plus flexible dont le rendement est proche de 100 % ».

 

Le langage est une chose, mais le fond est encore pire. Ce qui est demandé aux rectorats, c’est de débusquer tous les postes à supprimer par tous les moyens. Et ce sont à eux de faire le travail, de quantifier ces possibilités.

 

S’appuyant sur des études douteuses, il est indiqué sans rougir que dans le primaire, l’augmentation de la taille des classes ne devrait pas dégrader les résultats. Au nom de cette pseudo-réalité, des effectifs plus importants feraient surtout fermer les petites écoles de campagne. Des fusions, des regroupements d’écoles s’opéreraient quand celles où il ne resterait qu’une classe ou deux fermeraient. Selon les calculs du ministère, si toutes les classes comptaient un élève de plus, ce serait 10 000 classes qui disparaîtraient…et 7 000 postes avec.

Au collège, il s’agit aussi « d’optimiser les moyens d’enseignement », avec 30 élèves par classe et au lycée, « des possibilités significatives d’optimisation » sont aussi imaginables.

 

Ce document d’une rare violence revient à nouveau sur les RASED (ces réseaux d’aide spécialisée aux enfants en difficulté), qu’il voudrait voir supprimés, et les postes de psychologues scolaires seraient menacés « d’une mise en extinction ». Les 2 500 assistants étrangers en langue ainsi que les intervenants extérieurs feraient les frais de cette dislocation en règle. Tandis que la question des remplacements serait réglée grâce aux vacataires, moins coûteux que les titulaires.

En plus de l’enseignement qu’il dispense, le professeur devrait se spécialiser aux enfants en difficulté, enseigner l’anglais et prodiguer des conseils en psychologie ?

 

Selon le ministère, il n’y a aucun intérêt non plus à ce que les enfants de deux ans viennent surpeupler les classes maternelles. 27 élèves par classe pour les ZEP, 32 pour les autres.

 

Ce qui apparaît clairement à travers ces suggestions, c’est que d’une part, aucun projet éducatif réel n’est imaginé. Aucune aide, aucune attention, aucune amélioration n’est envisagée. D’autre part, l’Education nationale, en même temps qu’elle condamne des milliers d’élèves à être en perdition, se saborde sciemment elle-même. Dans 10 ans, si toutes ces suggestions venaient à s’appliquer, le système public français de l’éducation serait critiqué. Son incroyable déficit de réussite serait tellement alarmant que décidément, il serait plus judicieux de se tourner vers « l’excellence » « offerte » par le système privé.

 

Les arguments de ce document ministériel visent dès aujourd’hui à détruire l’école publique pour mieux la démanteler et la soumettre aux lois illégitimes du marché.  

Par Alain Audoubert - Publié dans : Education
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Mardi 9 février 2010 2 09 /02 /Fév /2010 14:05

a-vitry-a-neuillyB.JPGLes enseignants du lycée Adolphe-Chérioux ont cessé d’assurer leur cours depuis mercredi dernier, après l’agression d’un élève de 14 ans. Ils font valoir leur droit de retrait et demandent d’obtenir 11 postes de surveillants en plus dans cet établissement de 1 500 élèves, où il n’y en a aujourd’hui que onze. L’arrivée de ces surveillants supplémentaires pourrait dissiper le sentiment d’inquiétude qu’ils éprouvent autant que leurs élèves. Cependant, il ne leur est proposé que 3 surveillants supplémentaires et 6 médiateurs de la vie scolaire (qui ne gèrent que les absences des élèves). Cette proposition ministérielle ne semble pas adaptée aux besoins réels du lycée, à de bonnes conditions de fonctionnement et d’accueil dans l’établissement.

 

Le métier d'enseignant devient de plus en plus difficile à exercer en même temps qu'augmente le nombre de suppression de postes. 80 000 postes sont visés. Cela ne peut pas contribuer à la tranquillité et à l’apaisement.

 

Je soutiens les enseignants du lycée Adolphe-Chérioux dans leur revendication. Je soutiens de la même manière leur volonté de faire grève jeudi prochain, dans tous les collèges et lycées de l’Académie de Créteil, alors même que Luc Chatel, ministre de l’éducation, a déclaré ce matin ne pas désirer les recevoir à son ministère, que ses collaborateurs s’en chargeraient malgré la venue des enseignants et des parents d’élèves sous ses fenêtres, malgré leur souhait légitime de dialoguer avec le ministre. Un véritable dialogue doit avoir lieu sur les conditions d’enseignement, d’accueil, de surveillance dans l’établissement, pour y permettre une vie scolaire normale, des conditions d’études améliorées.
Par Alain Audoubert - Publié dans : Education
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