Collectivités

Mercredi 27 janvier 2010 3 27 /01 /Jan /2010 14:23

audoubert-adenot-salvodelli2.JPG1 500 personnes se sont retrouvées hier soir, mardi 26 janvier devant la Préfecture du Val-de-Marne pour soutenir le Conseil général dans son initiative : "Le Val-de-Marne, j'y tiens !". Des habitants du Val-de-Marne, des élus et des représentants de syndicats et d'associations ont repris ce slogan de défense des collectivitésles-4-maires.JPG territoriales.

Le maire de Créteil, Laurent Cathala, le maire du Kremlin-Bicêtre, Jean-Luc Laurent, le maire de Limeil-Brévannes, Jo Rossignol, le maire de l'Haÿ-les-Roses, Patrick Sève et moi-même avons pu contribuer par nos témoignages à ce rassemblement, engagé et chaleureux, malgré le froid.






Par Alain Audoubert - Publié dans : Collectivités
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Jeudi 15 octobre 2009 4 15 /10 /Oct /2009 17:32

La réforme des collectivités territoriales (communes, départements, régions) décrétée par Sarkozy, dont les projets de loi sont soumis au parlement, va dépecer le territoire national. Ces lois engagent un processus de suppression pure et simple des communes, des départements en les regroupant arbitrairement autour de 2 pôles : un pôle département-région et un pôle communes-intercommunalités. De quoi s’agit-il?

D’abord, de priver les citoyens de 500 000 élus de proximité, porteurs de leurs besoins et de leurs aspirations. Ensuite, de donner à l’Etat tous les pouvoirs pour mettre en concurrence les territoires et les services publics, rompant ainsi avec l’égalité d’accès des citoyens aux services essentiels à leur vie quotidienne.

Pour les départements et les régions, le nombre d’élus devenant des conseillers territoriaux passerait de 6000 à 3000! Pour les communes et leur regroupement en métropoles, pôles métropolitains ou intercommunalités imposés, les élus intercommunaux seraient élus sur les listes municipales. Ainsi, dès 2014 tous les élus verraient leur mandat renouvelé le même jour pour une durée de six ans!

Des compétences communales en matière de gestion seraient transférées aux métropoles, celles des autres pôles métropolitains à des établissements publics industriels et commerciaux! Ce grand bing-bang arbitraire réduira à néant toute autonomie de gestion, liquidant les libertés locales, leur libre administration, éloignant gravement tous les citoyens des lieux de décision.

En cohérence avec l’asphyxie financière des collectivités locales et territoriales dès 2011 (suppression de la taxe professionnelle), avec la réforme du Grand Paris, ces lois ouvrent les portes à une société de concurrence de chacun contre tous, personnes et territoires, et contre une société de solidarité.

Contre cette liquidation des fondements de la République, nous devons opposer une société démocratique proche des réalités et des besoins des populations, avec des services publics garants du bien commun et de l’intérêt collectif. Avec l’implication citoyenne, nous devons mettre en échec ces lois, ces projets dangereux pour les libertés et la démocratie..

Je proposerai aux Vitriots que nous discutions de toutes ces questions, autour de nos projets concertés inscrits dans l’Opération d’Intérêt National (OIN).

Avec les Vitriotes et les Vitriots, nous allons, j’en suis persuadé, refuser de voir remis en cause les outils démocratiques d’élaboration de réponses aux besoins de tous.

Le premier rendez-vous aura lieu le samedi 28 novembre 2009*, pour faire le point sur l’état d’avancement des projets pour Vitry. Ces projets, nous devrons les défendre ensemble : ils concernent directement l’emploi, l’activité économique, le logement, les transports, les équipements et les services nécessaires aux habitants. Ils sont l’avenir de notre ville et de sa jeunesse.

* de 15h à 19h à l’Hôtel de Ville

Par Alain Audoubert - Publié dans : Collectivités
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Jeudi 25 juin 2009 4 25 /06 /Juin /2009 17:53

87 députés de droite ont déposé une proposition de loi qui évoque la « liberté de recrutement par les collectivités territoriales ». Les agents de cette fonction publique seraient recrutés par contrat et non plus sur concours. Et ce serait la règle sauf pour les services de l’état civil et de la police.

Une autre proposition, dite loi Poisson, adoptée à l’Assemblée au début du mois de juin, permettrait aux collectivités territoriales et aux entreprises privées d’échanger leurs salariés. Ceux du privés pourraient venir prêter main forte dans la collectivité et ceux du public dans l’entreprise…

Ces deux propositions menacent la Fonction publique et la notion de statut. Comme le précise Gilles Leproust, maire communiste d’Allones : « l’objectif est de détruire la conception moderne et démocratique que représente le statut de la Fonction publique élaboré en 1946 et 1981, à chaque fois, il faut le préciser, par un ministre communiste : Maurice Thorez et Anicet Le Pors ».

Après la Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP), le rapport Balladur, les réformes de la fiscalité locale, la menace pesant sur la Dotation de Solidarité Urbaine et sur la Taxe professionnelle, ces deux propositions visent à ce que se désengage un peu plus l’Etat, livrant le secteur public aux mains des marchés financiers et de la concurrence. 

L’emploi public, assorti d’un vrai statut, serait laminé. Le rôle de la Fonction publique territoriale aussi.

Bien sûr, cette Fonction publique doit s’adapter, se moderniser. Mais pas en diminuant les effectifs (1 départ à la retraite remplacé sur deux). C’est en envisageant d’intégrer de nouveaux métiers, en devenant plus attractive et en proposant des services nouveaux ou améliorés aux habitants que doit se développer la Fonction publique dans la réponse aux besoins des gens.

Quelle égalité d’accès restera-t-il si les concours devaient disparaître ? Dans quel état trouverions-nous nos voiries, nos écoles, nos installations sportives et culturelles, et leurs tarifs, si la loi partiale de la rentabilité qui prenait le pas dans une ville, dans un Conseil général ? Récemment en France, la question a été soulevée dans les mêmes termes à propos de la Fonction publique hospitalière.

Un détail supplémentaire qui a son importance : aujourd’hui, dans n’importe quelle collectivité de France, les agents peuvent se former dans le cadre de leur temps de travail. Ces formations sont financées par l’Etat. Demain, elles seraient financées par les collectivités elles-mêmes et le temps pour se former serait à trouver en dehors du temps de travail, mettant en péril le droit à la formation. Cela signifie aussi que seules les grandes villes, par exemple, pourraient offrir des formations à leurs agents. Là encore, l’inégalité guette. Cette mise en concurrence récurrente crée un fragilité aussi dangereuse pour les agents que pour les collectivités territoriales et les populations.

Il faut conserver le statut des agents territoriaux, développer leurs compétences en les adaptant aux besoins nouveaux des habitants. Lorsqu’un service public est performant, il faut le porter, le consolider, l’ajuster. La fonction publique territoriale apporte des services de proximité appréciés des habitants. Il ne s’agit pas de vouloir les démanteler, de les casser mais de les conforter.

Par Alain Audoubert - Publié dans : Collectivités
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Mardi 4 novembre 2008 2 04 /11 /Nov /2008 17:32

La mobilisation des associations d’élus, de Maires, de conseils municipaux et d’associations a permis de faire reculer le gouvernement qui voulait supprimer dès 2009 la dotation de solidarité urbaine dont Vitry bénéficie notamment. Ce projet de supprimer 3 millions d’euros de ressource de notre budget communal est donc pour l’instant repoussé. Pour autant des incertitudes demeurent, une commission nationale d’élus va travailler sur les critères d’éligibilité à cette dotation et une réforme du dispositif est envisagée pour 2010.

 

D’autre part des menaces pèsent réellement sur les collectivités locales : la suppression de la taxe professionnelle est envisagée et d’ores et déjà des exonérations nouvelles sont décidées, la dotation globale de fonctionnement versée par l’Etat aux communes est en diminution... Ainsi, exonérations et compensations de charges représentent 6 millions d’euros de moins chaque année dans le budget de la ville de Vitry.

 

Toutes les réformes envisagées par le gouvernement Sarkozy visent à réduire l’action de solidarité des services publics et des collectivités locales alors que la crise du système bancaire et le ralentissement de l’activité économique exigent le contraire. Les collectivités locales portent en effet plus de 70% de l’investissement public en France.

 

Il nous faut rester vigilant et combattre cette politique de récession qui ne profite qu’aux riches protégés quant à eux par un bouclier fiscal mais qui plonge encore davantage les populations dans les difficultés
Par Alain Audoubert - Publié dans : Collectivités
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